Archive | janvier, 2013
27 Jan

CANIS LUPUS LUPUS (loup gris commun)

27 Jan

 

Le loup gris commun (Canis lupus lupus) est une des sous-espèces de loup gris, une espèce appartenant à la famille des canidés regroupant la plupart des loups vivant en Europe et en Eurasie. Il est également appelé Loup eurasien, Loup européen ou encore Loup des Carpathes. Il a été classé canis lupus lupus en 1758 par Carl von Linné.

HABITAT

Le loup gris commun vit dans des habitats très divers, de la steppe eurasienne aux régions récemment colonisées du Brandebourg en Allemagne. Grâce aux chiffres fournis par les pays qui tiennent les comptes de leurs animaux à des fins de recherche, de chasse, de piégeage ou d’extermination, on a pu estimer les effectifs à environ 10 000 spécimens. C’est l’homme qui a fourni au loup une aire de répartition aussi vaste en le repoussant dans les zones les plus reculées de Russie, du Kazakhstan et de Mongolie.

CARACTERISTIQUES

Le loup gris commun est presque identique au loup des plaines d’Amérique du nord, tant par sa taille que par son comportement. Il mesure quelque 76 cm au garrot et le mâle pèse entre 32 et 59 kg. Les femelles sont environ 20% plus petites. La fourrure, de couleur très variable, adopte tous les mélanges de blanc, de crème, de rouge, de gris et de noir.

ALIMENTATION

Le loup gris commun se nourrit essentiellement de cerfs élaphes, de chevreuils et de sangliers. La densité moyenne dans les régions où se trouve le loup est de 2 individus pour 260 km².

En revanche, les meutes sont plus nombreuses et les territoires plus vastes dans les régions septentrionales où les loups se nourrissent d’animaux nomades comme les élans et les rennes. Leur territoire peut atteindre alors 2 600 km² dans le grand nord. Parmi les autres proies dont le loup raffole, citons le mouflon, le chamois, le lièvre, l’antilope saïga et aussi les animaux domestiques.

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HABITAT : Throughout Europa (France, Germany, Italy, Romania, Spain, Greece, Slovenia, Austria, Hungary, Ukraine, Poland, Slovenia, Slovakia, Czech Republic) and the entire forest of European Russia, Asian Russia

CLASSIFICATION : Linnaeus, 1758

REPRODUCTION

27 Jan

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Les Amours

Le rut (période des amours) est variable suivant le lieu géographique des loups. Dans les pays chauds les Canis Lupus s’accouplent dès le mois de janvier. Alors que dans les régions polaires, le rut ne commencera qu’au printemps (mars, avril). les premiers signes sont un rapprochement entre mâles et femelles dominants. Ces rapprochement sont de plus en plus intense au fur et à mesure que la saison des amours avance. Lorsque’une louve est en chaleur, elle le fait savoir en dégageant des phénomones, indiquant (traces d’urine) aux mâles son état. C’est la période la plus délicate du mâle Alpha, car il doit empêcher toutes les convoitises des autres mâles; ce qui donnent souvent lieu à des bagarres. Le mâle dominant doit aussi empêcher l’accouplement de deux loups non dominants. La femelle Alpha en chaleur harcèlera les autres louves de la meute. Elle devient de plus en plus agressive au fur et à mesure que ses chaleurs augmentent, interdisant aux louves subalternes de se reproduire avec le mâle Alpha.

L’accouplement dure environ une trentaine de minutes, où le couple reste attaché. Au contraire d’une chienne qui a deux périodes de chaleur par an, la louve n’en a qu’une.

  Les Louveteaux

Après une gestation d’environ 60 jours la louve met bat, dans une tanière aménagée et proche d’un point d’eau. Sa tanière est faite d’herbe, de mousse, de feuilles et même de ses propres poils. Elle donne naissance entre 4 à 8 louveteaux, totalement dénudés et sans dents. Chaque louveteau pesant entre 0,300 kg et 0,500 kg. D’instinct ils se dirigeront directement vers les mamelles remplies de lait. Ils resteront ainsi trois semaines dans la tanière, et c’est les autres loups de la meute qui nourriront la femelle en lui apportant des morceaux de viandes; qu’ils régurgiteront à l’entrée de la nursery.

Dès que les louveteaux peuvent sortir de la tanière sous l’oeil vigilant de la mère, et c’est l’ensemble de la meute qui assure leur éducation. Les louveteaux jouent, se bagarrent innocemment. Ces jeux ont pourtant un rôle ils les initient aux langage corporel, et leur apprend la place qu’ils doivent tenir au sein de la meute. Si par malheur la louve Alpha venait à disparaître aussitôt une autre louve la remplacerait et allaiterait les jeunes loups. Dès que les louveteaux sont assez fort ils suivront la meute en déplacement et aussi aux séances de chasse, où ils enregistreront les gestes et techniques des adultes. Vers un an à cinq ans ils quitteront la meute à la recherche de partenaires et de nouveaux territoires. Une meute ne s’agrandit jamais de trop c’est une question d’équilibre et de survie.

Lécher le museau d’un congénère est aussi un signe de soumission.

Mythologie

27 Jan

Avant d’inspirer la terreur et de devenir un des démons du Moyen Age, le loup, craint pour sa sauvagerie mais admiré pour sa force et son adresse, joua un rôle dans de nombreuses mythologies.

Les Romains le consacrèrent à Mars, dieu de la Guerre, qui fit nourrir par une louve les jumeaux Remus et Romulus, fondateur de la Ville éternelle, et en firent un des emblèmes de la légion romaine. Si, lorsqu’un loup pénétrait dans le temple de Jupiter ou dans le Capitole, les Romains purifiaient la ville entière, ils considéraient néanmoins, aux dires de Pline, qu’apercevoir sur sa droite un loup ayant la gueule pleine était un des présages les plus favorables. A Rome toujours, de la graisse de loup frottée sur la porte de la maison des nouveaux époux leur portait bonheur. Dans l’ancienne Germanie, où les guerriers se nourrissaient de loup pour acquérir ses qualités (force, rapidité, endurance), l’animal fut également l’attribut du dieu de la Guerre scandinave Odin : un des frontons du Walhalla, séjour des guerriers les plus valeureux morts au combat, était orné d’une tête de loup. Selon la mythologie scandinave, « la fin du monde surviendra le jour où les deux puissants loups lancés à la poursuite de la lune et du soleil parviendront à les dévorer. Ces fauves sont deux des nombreux loups nés de l’accouplement d’une sorcière de la Terre et du loup Fenrir. Celui-ci, enchaîné par les dieux, une épée en travers de la gueule, se délivrera lors du Crépuscule des Dieux, annoncé par une guerre mondiale et un tremblement de terre : il engloutira alors dans sa gueule crachant des flammes le dieu Odin et son cheval Sleipnir, avant d’avoir lui-même la mâchoire écrasée par Vidarr le Silencieux ». Parce que son regard transperce les ténèbres et qu’il se met en chasse au lever du jour, les Egyptiens l’associaient au culte solaire : Upuaut, dieu loup, guidait la barque de Rê. Les Grecs le consacraient au dieu de la Lumière, Apollon, appelé parfois Apollon Lokogénès (« né du loup ») parce que sa mère Léto, enceinte de Zeus, aurait rencontré un loup pendant sa grossesse. Apollon, tout comme sa soeur jumelle Artémis, était invoqué pour protéger les troupeaux contre ces fauves.

Au Moyen Age, dans tous l’Occident chrétien, le loup devient l’animal le plus redouté. Pour les démonologues, le loup, synonyme de de sauvagerie et de cruauté (la louve symbolisant pour sa part la débauche ou le dévergondage), est l’incarnation du diable, et de tous les animaux, celui dont il préfèrait prendre l’apparence, notamment pour présider le sabbat. Pour aller au sabbat, les sorciers se transforment en loups et les sorcières portent des jarretières en peau de l’animal. En Espagne, il est la monture des sorciers qui le chevauchent la tête tournée vers sa queue sur laquelle ils ont placé une chandelle pour éclairer le chemin. On a accusé certains sorciers, et de nombreux bergers, de rassembler des loups pour commettre des forfaits. Parmis les magiciens capanles de se faire obéir et suivre des loups, le meneur de loups, soupçonné également de se changer en loup-garou, était le plus craint car il avait le pouvoir de les envoyer dans les bergeries et les pâtures pour dévorer les moutons. En Normandie, on le reconnaît à ses gants rouges et au fait qu’il ne prononce pas un mot. Le meneur de loup frappe parfois, la nuit tombée, à la porte des fermes isolées; qui lui refuse l’hospitalité court le risque de voir décimer tout son troupeau. On mentionne l’éxistence de loups sataniques dans de nombreuses régions : en Ardenne avec le loup blanc, a Bayeux avec le grand loup noir. Rappelons que la bête du Gévaudan, créature mystérieuse et cruelle qui fit des ravages à la fin de XVIIIème siècle dans la région du Massif central (cent personnes tuées entre 1764 et 1767) ressemblait à un loup.

Les contes, le décrivant comme le mangeur d’enfants par excellence (notamment le célèbre Petit Chaperons rouge) et des créatures sans défense (comme la chèvre de Monsieur Seguin), n’ont pas amélioré sa réputation. Sans oublier que le mythe de loup-garou renforçait son caractère maléfique.

Cependant, les rapports entre les hommes et le loup n’ont pas été uniquement fondés sur la haine, et bien que la croyance générale en ait fait une créature diabolique, les Amérindiens, quand à eux avaient une vision bien différente du loup : Dans la mythologie des Ojibwas, ce sont les loups qui ont appris à chasser à Nanabush, fils du Vent d’ouest et d’une mortelle. Il apprit leurs méthodes, mais aussi le tabou interdisant de tuer inutilement le gibier. Comme Nanabush était incapable de suivre la meute qui poursuivait un caribou, il fut laissé avec Tooth, le petit-fils de la louve qui menait la meute. Elle leur dit d’aller chasser l’élan dans la vallée mais de ne prendre que la viande qu’ils pourraient manger. Grisés par la chasse, ils oublièrent la mise en garde de la louve. Pour les punir, Manitou, le Grand Esprit, se lança à leur poursuite. Tooth, le jeune loup impétueux, fut pris et tué, mais Nanabush vola la peau de Tooth aux esprits. Comme il était lui-même un demi-dieu, il ramena le loup à la vie. Tooth avait parcouru les chemins de la mort et il en instruisit Nanabush afin qu’il transmette ce savoir à son peuple. Lorsque Tooth lui eut décrit les traîtres chemins du paradis, Nanabush le renvoya au pays des morts où, depuis, il guide les âmes qui entreprennent le voyage vers un monde meilleur. La légende enseigne donc que le loup est notre frère, notre maître en chasse, notre complice dans le crime et notre guide vers le paradis. Cette légende confirme bien que l’homme a peut-être beaucoup appris du loup.

Dès les origines, hommes et loups sont très semblables. Ce sont des prédateurs placés au sommet de la pyramide. Les tribus humaines et les meutes de loups sont formées autour d’un noyau familial. une structure sociale rigide et forte gouverne la société et organise la chasse (qui est la condition de la survie de cette société). Les chefs sont choisis parmi les plus astucieux ou parmis les plus forts. La cohésion du groupe, l’ordre et la discipline sont maintenus par divers rites complexes. La légende des Ojibwas nous offre un point de vue non européen qui tranche nettement avec les comportements de haine envers le loup des civilisations occidentales. Les Ojibwas et d’autres peuples aborigènes ont démontré que les loups et les hommes peuvent vivre les uns à côté des autres, et que les hommes qui n’ont pas pour seule ambition de « conquérir » la nature comprennent parfaitement la parenté qui nous relie à notre frère le loup. Nulle part dans la mythologie des raborigènes d’Amérique du Nord il n’y a un exemple de peur du loup.

Objet de folklore aujourd’hui ou thème de cinéma fantastique, les loups-garous, terme qui signifie « loup dont il faut se garder » ou « gardez-vous », ont longtemps semé la terreur dans les campagnes : les loups-garous (appelés « bisclaverets » en Bretagne, « varous » ou « haires » en Normandie) étaient des hommes (et même des femmes) métamorphosés en loup par le diable, ou qui, étant sorciers, se transmutaient eux-mêmes, grâce à un onguent magique, en carnassier. Les nuits de pleine lune en général, les loups-garous sortaient de chez eux par la fenêtre et erraient dans les campagnes et les villages en poussant des hurlements. Friands de chair fraîche, ils mordaient et dévoraient bêtes et gens. Au petit matin, ils reprenaient forme humaine.

La lycanthropie est attestée dès l’Antiquité gréco-latine. Le mot lycanthropie (du grec lykos, loup et anthropos homme) viendrait également du souverain mythique d’Arcadie, Lycaon, qui fut « changé par Zeus en loup, pour avoir osé lui servir, au cours d’un repas, les membres d’un enfant qu’il venait d’égorger ». Le lycanthrope était également connu des Celtes, des francs et de nombreux peuples des pays d’Europe.

Durant tout le Moyen Age, l’existence des loups-garous ne faisit aucun doute. Au XVème siècle, l’empereur germanique Sigismond réunit des autorités en la matière pour discourir sur la réalité de la lycanthropie : la conclusion des débats fut qu’on devait l’admettre.

Un des meilleurs moyens pour identifier un loup-garou était de retrouver chez un homme une balle (ou une flèche) qui avait blessé ou tué la créature. Seule une balle bénite ou en argent pouvait en venir à bout. Pour certains, « la lycanthropie est la faculté que possèdent certains sorciers d’extérioriser leur corps astral sous une forme animale ».

LA CHASSE DES LOUPS

27 Jan

Le loup chasse pour se nourrir.

Lorsqu’une meute de loups chasse, tous les membres de la meute travaillent ensemble. Combinant la force de plusieurs loups, la meute peut chasser de très grands animaux.

Le loup chasse selon les saisons et son territoire de chasse. L’hiver, ce sont des élans, des cerfs et des chevreuils. L’été, des animaux plus petits : des castors, lièvres et souris. Exceptionnellement, il mange des charognes, des fruits, des insectes. Il avale de l’herbe pour se purger et son estomac peut contenir jusqu’à 5 kg de nourriture.

Le loup est un chasseur capable d’attraper la plupart des proies. Quant le loup à localiser une proie grâce à une odeur ou une empreinte, il se fait tout petit et l’approche le plus discrètement qu’il soit avant de se mettre à découvert, le plus tardivement possible. Les louveteaux ici peuvent gâcher la chasse, car étant très jeunes, ils se lancent prématurément aux trousses de la victime et par conséquent la meute est découverte. Ce risque est grand quand la neige est épaisse car les louveteaux sont en fin de file indienne.

Une chasse peut être abandonnée à la suite de 2 événements : après une course de 300 mètres, et dans le cas ou la proie se retourne contre les loups de façon très déterminée ou si elle les charge.

Quand les Loups sont suffisamment proche de la proie pour attaquer, le plus près s’efforce de mordre les pattes ou les flancs.

Ensuite le chef tente d’attraper le museau de l’animal, pour l’immobiliser pendant l’attaque de la meute. En déchirant les muscles des pattes, ils arrivent rapidement à renverser l’animal par terre, pour le tuer. Les dominants mangent en premier. Les autres attendent leur tour. Chaque animal se restaure tant qu’il peut et dans le cas de grandes proies, tel un élan, les loups restent près de la carcasse jusqu’à ce qu’il ne reste rien à manger.

27 Jan

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Être habile à la danse du loup : Se dit des experts en arts amoureux.

CANIS LUPUS BAILEYI (Loup du Mexique)

27 Jan

(C) 2009 David Chudnov

Le loup du Mexique  est non seulement la plus petite sous-espèce de loup gris mais également la plus rare. C’est aussi la sous-espèce la plus distincte des loups d’Amérique du nord.

DESCRIPTION

Le loup du Mexique porte une longue crinière caractéristique qui souligne les couleurs vives de la fourrure. Sa couleur est un mélange de gris, de brun, de noir et de rouille sur le dos. La queue et les oreilles sont souvent noires.

Ce canidé mesure entre 1,20 et 1,50 m de long du museau à la queue avec une hauteur au garrot d’environ 80 cm. Son poids varie entre 27 et 37 kg.

HABITAT

Jusqu’à une époque récente, le loup du Mexique pouvait être trouvé de l’état du Sonora jusqu’au désert de Chihuahua au Mexique central, à l’ouest du Texas, dans le sud du Nouveau-Mexique et en Arizona.

Au cours du XXème siècle, l’avancée démographique du pays ainsi que le développement agricole conduisit à la raréfaction des proies dont raffolent les loups. Ceci les amena à s’attaquer de plus en plus fréquemment au bétail des éleveurs. Beaucoup d’efforts de la part des gouvernements furent fait afin d’éliminer la menace et d’éradiquer l’espèce Canis lupus baileyi.

De nos jours, le loup du Mexique a pratiquement disparu à l’état sauvage. Il reste néanmoins quelques populations résiduelles au Mexique.

ALIMENTATION

La proie principale du loup mexicain est le cerf de Virginie. Cependant, il aime aussi se régaler de wapitis, de pronghorns, de lapins et d’autres petits mammifères.

VIE SOCIALE

Le loup gris du Mexique vit en meute généralement composée de cinq ou six individus. La meute se compose du couple alpha ainsi que leur progéniture de l’année en cours.

Les meutes ne se rencontrent que très rarement parce que les frontières de leur territoire sont bien délimitées par les excréments et l’urine. Les hurlements sont aussi un signal permettant d’avertir les autres meutes que le territoire est pris.

POPULATION

En 1981, on ne comptait plus que cinquante loups du Mexique en liberté. Les derniers loups furent tués en 1976 dans les états du Texas, d’Arizona et du Nouveau-Mexique.

Quelques installations d’élevage ont été construites dont la Wild Canid Survival and Research Center afin de conserver au mieux l’espèce avant son extinction totale. Ce centre fut créé pour alimenter le zoo d’Albuquerque, le zoo de Saint-Louis et le zoo du Rio Grande.

Il y aurait dans ces centres environ trois cent loups qui y vivent.

MENACES

La principale cause de l’extinction de ce canidé est la perte de son habitat. Aujourd’hui les populations sauvages de loup du Mexique sont trop peu nombreuses pour assurer une continuité de reproduction et qu’elle soit assurée dans de bonnes conditions.

CONSERVATION

Les défenseurs de la nature tentent d’obtenir l’approbation des autorités en ce qui concerne les sites où pourrait être relâché les loups. Le ministère de la défense avait déjà rejeté une demande de réintroduction de l’espèce sur la base de White Sands.

D’autres demandes furent ainsi faites dans différents sites mais ont été ajournées ou repoussées. Si ces décisions continuent à durer dans le temps, les loups en captivités risquent fort de ne plus s’adapter à la vie sauvage et ne pourront plus que survivre en captivité.

Une seule des libérations fut acceptée avec un lâché de trois mâles, trois femelles et trois louveteaux dans le centre de l’Arizona. On comptait en 2007, après un minutieux recensement pas moins de 60 spécimens.

Beaucoup de ceux qui s’opposent à la réintroduction des loups au Mexique ainsi qu’au sud-ouest des Etats-Unis expriment leurs doutes sur les impacts qu’ils pourraient avoir sur le bétail ou sur les populations de gibier. Afin de les rassurer, Defenders of Wildlive travaille d’arrache-pied pour remplacer les mythes et idées reçues sur les loups par des faits. Ces actions contribuent à terme d’obtenir un soutien des communautés locales, d’atténuer les craintes et de renforcer la volonté politique pour la conservation du loup.

Dans l’ensemble, les loups s’attaquent très peu au bétail. La Defenders of Wildlife Foundation Trust Wolf indemnisation a tout de même été créé afin d’indemniser les éleveurs en cas d’attaques des canidés sur leur cheptel. Ceci permet de prévenir tout conflit entre l’homme et le loup.

Le Sitgreaves Apache National Forest, situé dans l’est de l’Arizona où rôdent les loups gris du Mexique, a proposé une nouvelle politique exigeant l’élimination correcte des carcasses de bétail – pour la première fois, les propriétaires de bétail seraient chargés de la responsabilité de prévention de conflits avec les loups.

L’examen officiel triennal (alias Paquet Rapport) du programme de la réintroduction du loup mexicain, écrit par un groupe de scientifiques indépendants, a informé de la nécessité des opérateurs du bétail sur les terres publiques à prendre une certaine responsabilité pour la gestion et l’élimination des carcasses pour réduire la probabilité que ces canidés s’habituent à l’alimentation des animaux vivant dans les fermes. La Société américaine de Mammalogie a également prié instamment de protéger les loups des conséquences sur la récupération de carcasses de bétail. Plusieurs cas ont vu le jour. Des loups, qui à l’origine avaient l’élan pour proie et ne tenaient pas compte des vaches, après avoir gouté aux carcasses de bétails morts ont appris a avoir les vaches pour proie et ignorer l’élan.

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HABITAT : Sierra Madre and adjoining tableland region of western Mexico, extending South U.S.A., north to southeastern Arizona (Fort Bowie), southwestern New Mexico (Hatch), and western Texas (Fort Davis), south to Valley of Mexico

CLASSIFICATION : Nelson and Goldman, 1929

ESPECE ETEINTE Canis lupus bernardi (loup Terre Victoria)

27 Jan

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Ce n’est qu’en  1943 que le zoologiste Rudolph Martin Anderson a identifié le loup de Bernard également connu comme le loup de l’île de Banques comme la sous-espèce Canis lupus bernardi. La peau d’un mâle adulte et un crâne du loup de Bernard avait été déposés au Musée national du Canada par Peter Bernard, explorateur, on a décidé de donner le nom à ce loup.

HABITAT

Le loup de la Terre Victoria résidait dans l’Île de Banques dans les territoires du nord-ouest du Canada. Il était précédemment existant dans l’archipel Victoria  mais il a été éradiqué par la chasse excessive.

CARACTÉRISTIQUES

Le loup de la Terre de Victoria était un grand loup, mesurant 1.20 m de haut  et 1m 80 de long. Son poids allait de 27 à 50 kilo.Son pelage était blanc, épais avec une raie noire en bas de l’épine dorsale. 

STATUT

Les derniers loups de la Terre de Victoria dans l’île de Banques dans la région du nord-ouest du Canada ont été vus en mars 1993 , mais ensuite plus aucun loup n’a été trouvé, ni traces. Il a été déclaré éteint. Les loups de la Terre Victoria qui étaient sur Victoria Island ont été éliminés entre 1918 et 1952.

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HABITAT : Canada, Banks Island and Victoria Island, Northwest Territories and Nunavut

CLASSIFICATION : Anderson, 1943

ESPECE ETEINTE 1920

CANIS LUPUS ORION (loup du Groenland)

27 Jan

Le loup de Groenland a été décrit comme un loup blanc « très pâle » semblable au loup arctique et résidant au Groenland. Il a été classé comme une sous-espèce distincte en 1935 par le zoologiste britannique Reginald Innes Pocock.

Mais actuellement il n’y a hélas aucune preuve qui prouve encore l’existence du loup du Groenland ou qu’il n’ait jamais existé !. En fait, il existe un fort doute par beaucoup de scientifiques sur la validité de la sous-espèce Canis lupus orion. Il semble peu probable que le loup de Groenland ait pu développer des caractéristiques de sous-espèce distinctes de son homologue canadien. Il apparaitrait plus léger en poids ce qui est probablement dû à la malnutrition plutôt qu’à une différence morphologique entre le Canis lupus orion et des loups de toundra haut arctiques.

Il a été reconnu que les loups du Groenland seraient des migrants du Canada (depuis 1967). Il semblerait que cette migration par les glaces du nord et du sud du détroit de Narines soit persistante et fréquente encore actuellement. Si le loup de Groenland est une sous-espèce réelle elle est probablement éteinte.

 

HABITAT : Northern Greenland, Cape York, Baffin Bay, Arctic Circle of North U.S.A., northern Quebec (Canada) and Newfoundland

CLASSIFICATION : Pocock, 1935

Aucune photo récente de cette sous espèce n’est disponible.

CANIS LUPUS ARCTOS (loup arctique ou loup blanc)

27 Jan

 

Le loup arctique (Canis lupus arctos) est un mammifère appartenant à la famille des canidés. Capable de supporter des années de températures sous zéro, jusqu’à 5 mois d’obscurité par an, et des semaines sans nourriture, cette sous-espèce de loup gris vit dans l’un des rares endroits sur terre où il est à l’abri de son plus grand prédateur, l’homme. Le loup arctique est l’un des rares mammifères pouvant tolérer des conditions climatiques aussi extrêmes.

DESCRIPTION

Le loup arctique se reconnaît facilement, car c’est la seule sous-espèce dont tous les spécimens possèdent une épaisse fourrure presque blanche. Cette fourrure est un parfait camouflage dans la neige et tient ce canidé au chaud par des températures polaires.

Les loups arctiques ont les oreilles un peu plus petites et plus arrondies que celles des autres loups, et leur museau est légèrement plus court. Ces adaptations, ainsi que le fait que les pattes soient un peu plus courtes, limitent l’exposition des extrémités au froid.

Son poids approximatif est de 45 kg. Plus la masse corporelle est élevée plus la chaleur est conservée. Ils peuvent supporter des températures qui descendent souvent au-dessous de -57 degrés Celsius sous un vent incessant.

HABITAT

Il ne reste que très peu de loups arctiques dans le monde. Les seuls endroits où il est encore possible de les observer sont l’île d’Ellesmere, l’île de Banks et le nord de la Sibérie.

ALIMENTATION

Les loups arctiques chassent aussi bien seuls qu’en meutes. Ils chassent surtout les lemmings et les lièvres. Mais pour tuer de plus grands ongulés comme les caribous ou les boeufs musqués, ils chassent en groupe. Ils tuent leur proie en les mordants à la nuque. En raison du climat, ils ne laissent rien de leur proie, dévorant la totalité de la victime jusqu’à la peau, les poils et les os.

REPRODUCTION

Seul le couple dominant (couple alpha) assure la descendance. La portée est mise au monde en mai-juin. La femelle est monoestrienne (qui ne peut se reproduire qu’une fois par an).

Les scientifiques s’accordent le droit de penser que c’est l’une des adaptations du loup par rapport au froid car les louveteaux qui naitraient peu de temps avant l’hiver n’auraient aucune chance de survivre.

Après 9 semaines de gestation, la femelle met au monde dans une tanière une portée de 4 à 8 petits pesant de 400 à 500 g.

COMPORTEMENT

L’observation rapprochée du loup arctique a fourni l’exemple de bien des comportements jusqu’alors inconnus et qui sont également applicables aux autres sous-espèces de loups.

Le loup arctique, comme les autres loups, vit en meute. La faible densité des proies fait qu’il a un immense territoire d’une superficie allant jusqu’à 3 000 km². Ils n’ont aucun prédateur naturel à part l’homme.

En période hivernale, il est très difficile de les voir car leur pelage blanc leur permet de se camoufler. De plus, ils limitent leurs mouvements et restent immobiles sur leurs observatoires, en hauteur, au dessus des vallées. Son ouïe et son odorat sont très performantes. Par contre sa vue, bien qu’excellente, est moins développé.

Le loup se déplace sur son territoire en empruntant toujours les mêmes itinéraires (pistes de gibiers, berges de lacs, berges de rivières). Il prend soin de les marquer et de les délimiter en déposant de l’urine, des crottes ou des sécrétions de glandes péri-anales. Ces dépôts se font souvent sur des rochers.

PROTECTION

Au début du printemps 2007, le gouverneur Sarah Palin et l’Alaska Department of Fish and Game ayant à sa tête Denby Lloyd a annoncé une prime de 150 dollars pour chaque loup tué, une incitation de plus à la tuerie de ce canidé. Cette prime viole clairement la réglementation en vigueur dans la mesure où aucune explication crédible n’a pu être apportée pour justifier un tel programme. L’Alaska Wildlive Alliance ainsi que deux autres ONG luttant pour la conservation de l’espèce, ont décidé de porter plainte afin de stopper ce projet. L’appel fut entendu et la Cour d’État de l’Alaska mit fin définitivement à ce programme.

photo Jim Brandenburg

HABITAT : Canada, Northwest Territories, Melville Peninsula and Nunavut, Sverdrup Islands, and Ellesmere Island, and probably some neighboring islands
CLASSIFICATION : Pocock, 1935
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