CARACTERISTIQUES DU LOUP

19 Jan

Le loup est le plus grand des 41 espèces sauvages de la famille des Canidés (ordre des Carnivores). A l’exception du loup rouge du sud-est du Texas et du sud de la Louisiane, tous les loups sont considérés comme faisant partie d’une seule espèce : Canis lupus.

Chez les adultes, leur longueur, depuis la truffe à l’extrémité de la queue varient de 127 à 164 cm ; leur hauteur au garrot de 65 à 90 cm, et ils pèsent entre 18 et 80 kg.

Le loup rouge, Canis rufus, est plus petit que le loup gris, dépassant rarement 30 kg. Il présente beaucoup de caractéristiques intermédiaires entre le loup et le coyote ; et il a été suggéré que le loup rouge provenait d’un croisement fertile entre loups et coyotes.

Origine et évolution

Le loup, dont le nom scientifique est Canis lupus est issu d’un carnivore commun qui parcourait la terre il y a environ 100 à 120 millions d’années. Les mammifères à sabot, ou ongulés sont probablement issus d’un ancêtre commun qui vivait il y a quelques centaines de millions d’années. Ces deux espèces animales se sont habituées aux courses rapides sur les grandes plaines et ont développé une intelligence relativement élevée. Toutes deux descendaient d’une espèce habitant les forêts. Elles ont certainement évolué ensemble, car l’apparence du loup et de ses ancêtres s’est modifiée de façon toujours plus précise pour leur permettre de tuer et de manger les ongulés ; de la même manière, les ongulés se sont adaptés de mieux en mieux pour pouvoir répondre aux attaques des loups.

Les ancêtres du loup Pseudocynodictis (en haut) Tomarcus (en bas)

Il y a environ 55 millions d’années est apparu un mammifère avec des dents en partie conçues pour découper la « viande », les carnassières. Au cours des 10 millions d’années qui suivirent, ces créatures se sont développées en grand nombre et sous des formes différentes. Une de ces espèces, appelée Miacis, ressemblait aux chiens d’aujourd’hui. L’espèce Miacis fait partie de la famille Miacidae, de laquelle sont issues toutes les familles actuelles de carnivores : les chiens, les chats, les ours, les belettes, les ratons laveurs, civettes, et hyènes.

Il y a trente à quarante millions d’années, l’espèce Miacis donna naissance à deux types de mammifères que l’on peut rattacher, grâce à deux séries de fossiles, au chien et à l’ours. L’ancêtre du chien, le Cynodictis, avait le même nombre de dents que le loup. Il était plus petit que ce dernier, mais son corps était long et flexible comme celui d’une belette ; ses pattes étaient d’une taille moyenne. Les 15 millions d’années qui suivirent virent le développement de la famille des ratons laveurs qui se démarqua pour continuer son évolution séparément.

Par la suite, il y a entre 15 et 30 millions d’années, la tendance s’accentua pour donner les caractéristiques du loup contemporain, du Cynodictis en passant par le Cynodesmus et le Tomarctus. La partie supérieure de la patte s’allongea, ainsi que les pattes qui devinrent plus compactes, l’empreinte intérieure devint plus atrophiée sur la patte arrière et plus réduite sur la patte avant ; la queue se raccourcit, et toutes ces proportions commencèrent à se rapprocher de celles des loups et des renards.

Le loup et le renard sont tous deux issus du Tomarctus et commencèrent à se développer séparément il y a environ 15 millions d’années. Bien que la taille du renard n’ait pas beaucoup évoluée, le loup quant à lui, continua à grandir. Une autre espèce apparentée, le loup « noir » (Canis dirus) se démarqua également. Certains d’entre eux étaient bien plus grands que les loups d’aujourd’hui, mais ils ont disparu aujourd’hui. Depuis environ un ou deux millions d’années, le loup est pratiquement resté le même.

Les chiens sauvages, issus des loups, apparurent au moment où ces derniers commencèrent à dépendre de plus en plus des hommes, il y a certainement des milliers d’années, à l’époque où les hommes étaient des chasseurs nomades. Les loups ont sans doute suivi les caravanes de chasseurs, afin de pouvoir récupérer les restes de nourriture abandonnés par ces derniers. Ils surmontèrent progressivement leur peur des hommes et se rapprochèrent de leur campements. Graduellement, les gens commencèrent à réaliser que les chiens sauvages pouvaient les aider. Grâce à leurs sens extrêmement développés, les loups pouvaient les conduire vers les proies et les avertir en cas de danger. Ainsi, les gens commencèrent à prendre des louveteaux à l’état sauvage pour les élever. Très rapidement, il y eut assez de loups domestiqués pour mettre au monde un nombre de chiots de plus en plus important.

 

Le pelage

La fourrure des loups peut avoir différentes couleurs. Même un loup qui semble gris a généralement un pelage de plusieurs couleurs, un mélange de poils blancs, noirs, gris et bruns, avec en général des tons plus sombres au centre du dos et sur la queue. Le ventre, les pattes, les oreilles et le museau sont souvent de couleur fauve. Les vieux loups sont en principe plus gris que les jeunes. Le Canis rufus est quand à lui plus souvent roux (d’où son nom).

Le loup a une double épaisseur de fourrure et a en fait trois pelages. Il a une première épaisseur de longs poils protecteurs qui peuvent atteindre 10 cm de long, et servent en quelque sorte de parapluie, permettant, comme un imperméable, de protéger l’animal de l’humidité. La fourrure intérieure protège le loup du froid pendant l’hiver mais il la perd pendant l’été. Ceci est particulièrement utile dans des endroits tels que le désert du Mexique où le loup peut supporter des températures allant de – 50 degrés à 46 degrés Celsius. Soit une différence de près de 100 degrés !

Les couleurs du pelage du loup le rendent presque invisible dans son habitat naturel. Il se fond aux couleurs de son habitat et peut ainsi « disparaître ». Les loups qui passent beaucoup de temps dans les forêts denses ont souvent un pelage sombre. Dans les endroits où existe une végétation multicolore, leur pelage présente souvent différentes couleurs.

Le faciès du loup est fait pour attirer l’attention sur les yeux, le contact visuel étant très important chez ces animaux. La disposition du pelage autour des yeux accentue le regard, faisant paraître les yeux plus grands qu’ils ne le sont véritablement. Les oreilles sont également mises en valeur pour être vues sur un fond sombre ou éclairé. L’extrémité des oreilles du loup est généralement mise en valeur pour offrir un contraste dans l’obscurité, tandis que la partie intérieure des oreilles est sombre pour offrir un contraste avec la lumière.

Les pattes

Les pattes avant du loup ont cinq orteils, tandis que les pattes arrière n’en comptent que quatre. Leurs pattes peuvent mesurer jusqu’à près de 13 centimètres. Leurs pieds sont épais, rugueux et peuvent bloquer des objets lorsque tous les orteils sont rapprochés ; ils peuvent également se détendre, pour permettre aux orteils d’agripper des cailloux, des bûches et d’adhérer aux terrains accidentés. Le loup marche les orteils rapprochés, pour réduire la surface de contact et la friction avec le sol. Néanmoins, lorsqu’il exécute certaines manœuvres, ses orteils peuvent s’écarter davantage les uns des autres, augmentant la surface couverte par les pattes ainsi que la friction. Afin de marcher plus facilement dans la neige, un seul loup ouvrira le chemin et tous les autres suivront les mêmes empreintes. Les loups courent sur la pointe des pieds. Ceci allonge leurs pattes et leur permet de courir plus rapidement – jusqu’à près de 65km/h.

Le crâne

Le crâne du loup est large et allongé et se termine en pointe. Il mesure entre 23 et 28 cm de long, et entre 13 et 15 cm de large. Les mâchoires puissantes forment la base à laquelle sont rattachés les masséters (muscles masticateurs). Les loups survivent grâce à leurs pattes et leurs dents.

Le loup est un prédateur qui poursuit ses proies, ses yeux se trouvent donc sur le devant du crâne. Il a de grandes oreilles afin de mieux capter les sons, et elles peuvent bouger pour balayer l’espace et se fixer sur des bruits venant de différentes directions. Les mâchoires ont des canines, des dents carnassières pointues pour déchirer la viande, et des molaires pour broyer les os avec les muscles très puissants de la mâchoire.

Les loups se distinguent de toutes les races de chiens par les caractéristiques du crâne, notamment l’angle orbital. Cet angle est plus grand (53° ou plus) chez les chiens, et plus petit (45° ou moins) chez les loups.

Les dents

Le loup se sert de quarante dents sur quarante-deux pour maîtriser sa proie. Il y a sur la mâchoire supérieure six incisives, deux canines, huit prémolaires et quatre molaires, et la même disposition de dents sur la mâchoire inférieure. Les dents les plus grandes sont les canines, appelées aussi crocs, qui peuvent atteindre presque 6 cm en comptant la partie enfoncée dans la gencive. C’est grâce à elles que le loup peut maintenir les proies dans sa gueule. Les carnassières, ou « croqueuses » de chair, (quatrième prémolaire de la mâchoire supérieure et première molaire de la mâchoire inférieure) servent à couper et à mastiquer. Ces dents à la fonction bien spécifique sont comme une paire de cisailles aiguisée et elles peuvent facilement couper des chairs coriaces ou des tendons. Avec ses molaires, le loup peut broyer les os.

La vue

Les loups ont une vision frontale relativement mauvaise. Il se peut qu’ils ne reconnaissent pas les membres de leur propre meute au-delà de 30 à 45m. C’est peut-être la raison pour laquelle le faciès du loup accentue de manière si considérable ses traits et ses oreilles.

Leur myopie est due à l’absence de fovea centralis, la petite dépression, située dans la partie centrale, derrière la rétine qui, chez les humains, les primates et d’autres espèces animales permet d’obtenir le point de vision le plus précis.

Bien sûr, il est impossible de savoir quel est le degré de précision de la vue d’un loup lorsqu’il fixe directement un objet, mais il semble évident qu’au-delà d’une courte distance, sa vision est floue, un peu comme une photo prise avec un grand objectif et une faible vitesse d’obturation, à l’inverse d’un cliché pris avec une plus petite ouverture d’objectif mais une plus grande vitesse d’obturation.

Néanmoins, les loups distinguent les formes, surtout les mouvements sur les longues distances et leur vision périphérique est extrêmement précise.

Ils peuvent même distinguer les moindres mouvements de petits animaux, tels que le moustique, à une distance de plus de 3 mètres ainsi que les déplacements de plus grands animaux à de longues distances.

On ne sait pas vraiment si les loups voient en couleurs ou en noir et blanc. Cependant, il est peu probable qu’ils voient la gamme des couleurs de la même manière que les hommes, car leurs yeux sont constitués différemment.

La vision nocturne des loups est bien supérieure à celle des hommes à la lumière ou dans l’obscurité. En fait, les loups voient bien mieux et de manière plus précise la nuit.

L’ouïe

Les loups ont une ouïe extrêmement bien développée et peuvent entendre des sons jusqu’à une distance d’environ 10 kilomètres. Ils peuvent même entendre des sons aigus inaudibles à l’oreille humaine, tels que ceux émis par les chauve-souris ou les marsouins. Même lorsque les loups dorment, leurs oreilles restent dressées pour pouvoir constamment intercepter les sons des autres animaux. Ceci leur permet d’attraper leurs proies, et de savoir si un danger est imminent.

Leurs grandes oreilles pointées perçoivent de nombreux sons. Contrairement aux hommes, les loups peuvent facilement déterminer d’où vient le son, en dressant les oreilles d’un côté à l’autre. La direction vers laquelle les oreilles pointent lorsque le son est au plus fort indique au loup l’origine de ce son. Il peut ainsi localiser des rongeurs sous la neige.

L’odorat

L’odorat du loup est 100 fois plus développé que celui de l’homme. Parmi tous ses sens, c’est celui qu’il utilise le plus pour repérer ses proies : en effet, il est capable de sentir une proie bien avant de l’apercevoir, à pratiquement deux kilomètres si le vent souffle dans la bonne direction. Le loup peut sentir des choses imperceptibles pour l’être humain. Tout comme dans le nez de l’homme, il y a à l’intérieur du nez du loup des zones sensorielles humides qui « captent » les odeurs flottant dans l’air. Cette partie du nez est cinq fois plus importante chez le loup que chez l’homme, il peut donc percevoir beaucoup plus d’odeurs. Il peut même sentir la présence d’un animal trois jours après son passage ! Le nez en lui-même n’est pas cinq fois plus grand que celui de l’homme. Les zones de l’aire sensorielle sont disposées de façon à ce que celle-ci tienne à l’intérieur du nez.

Image

Source http://www.loup.org/spip/Zoologie,114.html#sthash.Kua2gkx4.dpbs

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :