CANIS LUPUS ARCTOS (loup arctique ou loup blanc)

27 Jan

 

Le loup arctique (Canis lupus arctos) est un mammifère appartenant à la famille des canidés. Capable de supporter des années de températures sous zéro, jusqu’à 5 mois d’obscurité par an, et des semaines sans nourriture, cette sous-espèce de loup gris vit dans l’un des rares endroits sur terre où il est à l’abri de son plus grand prédateur, l’homme. Le loup arctique est l’un des rares mammifères pouvant tolérer des conditions climatiques aussi extrêmes.

DESCRIPTION

Le loup arctique se reconnaît facilement, car c’est la seule sous-espèce dont tous les spécimens possèdent une épaisse fourrure presque blanche. Cette fourrure est un parfait camouflage dans la neige et tient ce canidé au chaud par des températures polaires.

Les loups arctiques ont les oreilles un peu plus petites et plus arrondies que celles des autres loups, et leur museau est légèrement plus court. Ces adaptations, ainsi que le fait que les pattes soient un peu plus courtes, limitent l’exposition des extrémités au froid.

Son poids approximatif est de 45 kg. Plus la masse corporelle est élevée plus la chaleur est conservée. Ils peuvent supporter des températures qui descendent souvent au-dessous de -57 degrés Celsius sous un vent incessant.

HABITAT

Il ne reste que très peu de loups arctiques dans le monde. Les seuls endroits où il est encore possible de les observer sont l’île d’Ellesmere, l’île de Banks et le nord de la Sibérie.

ALIMENTATION

Les loups arctiques chassent aussi bien seuls qu’en meutes. Ils chassent surtout les lemmings et les lièvres. Mais pour tuer de plus grands ongulés comme les caribous ou les boeufs musqués, ils chassent en groupe. Ils tuent leur proie en les mordants à la nuque. En raison du climat, ils ne laissent rien de leur proie, dévorant la totalité de la victime jusqu’à la peau, les poils et les os.

REPRODUCTION

Seul le couple dominant (couple alpha) assure la descendance. La portée est mise au monde en mai-juin. La femelle est monoestrienne (qui ne peut se reproduire qu’une fois par an).

Les scientifiques s’accordent le droit de penser que c’est l’une des adaptations du loup par rapport au froid car les louveteaux qui naitraient peu de temps avant l’hiver n’auraient aucune chance de survivre.

Après 9 semaines de gestation, la femelle met au monde dans une tanière une portée de 4 à 8 petits pesant de 400 à 500 g.

COMPORTEMENT

L’observation rapprochée du loup arctique a fourni l’exemple de bien des comportements jusqu’alors inconnus et qui sont également applicables aux autres sous-espèces de loups.

Le loup arctique, comme les autres loups, vit en meute. La faible densité des proies fait qu’il a un immense territoire d’une superficie allant jusqu’à 3 000 km². Ils n’ont aucun prédateur naturel à part l’homme.

En période hivernale, il est très difficile de les voir car leur pelage blanc leur permet de se camoufler. De plus, ils limitent leurs mouvements et restent immobiles sur leurs observatoires, en hauteur, au dessus des vallées. Son ouïe et son odorat sont très performantes. Par contre sa vue, bien qu’excellente, est moins développé.

Le loup se déplace sur son territoire en empruntant toujours les mêmes itinéraires (pistes de gibiers, berges de lacs, berges de rivières). Il prend soin de les marquer et de les délimiter en déposant de l’urine, des crottes ou des sécrétions de glandes péri-anales. Ces dépôts se font souvent sur des rochers.

PROTECTION

Au début du printemps 2007, le gouverneur Sarah Palin et l’Alaska Department of Fish and Game ayant à sa tête Denby Lloyd a annoncé une prime de 150 dollars pour chaque loup tué, une incitation de plus à la tuerie de ce canidé. Cette prime viole clairement la réglementation en vigueur dans la mesure où aucune explication crédible n’a pu être apportée pour justifier un tel programme. L’Alaska Wildlive Alliance ainsi que deux autres ONG luttant pour la conservation de l’espèce, ont décidé de porter plainte afin de stopper ce projet. L’appel fut entendu et la Cour d’État de l’Alaska mit fin définitivement à ce programme.

photo Jim Brandenburg

HABITAT : Canada, Northwest Territories, Melville Peninsula and Nunavut, Sverdrup Islands, and Ellesmere Island, and probably some neighboring islands
CLASSIFICATION : Pocock, 1935
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