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Le loup – Biologie et répartition

11 Août

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Photo Erik Zimen

Biologie

Le loup est un des animaux terrestres les plus répandus au monde .Son aire de distribution originelle recouvrait tout l’hémisphère Nord à partir du 15e degré de latitude (il atteint le Sud de l’Arabie, l’Asie méridionale et le Sud du Mexique). Le loup occupe des habitats très variés, de la toundra au désert en passant par les montagnes, pourvu que l’offre en nourriture soit suffisante. Le loup peut s’approcher de l’homme si l’offre en nourriture l’y incite. Les «loups spaghetti» des banlieues de Rome, qui se nourrissent des restes trouvés dans les décharges, sont devenus célèbres.

Aspect général

Au cours des siècles, les loups se sont adaptés aux habitats les plus divers. Aujourd’hui, tous les loups ne se ressemblent pas. Les biologistes ont distingué différentes sous-espèces. Le loup mesure 1 à 1,5 m de longueur sans la queue, longue de 30 à50 cm.La hauteur au garrot est de 60 à 80 cm, parfois même un peu plus. En comparaison, un berger allemand mesure 55 à 65 cm au garrot.
La couleur du pelage du loup varie beaucoup. Il existe des loups blancs, noirs,gris et multicolores. La coloration peut varier très fortement non seulement d’une sous-espèce à l’autre mais aussi d’un individu à l’autre. Il arrive ainsi qu’une même portée comprenne des louveteaux blancs, noirs et gris. En Italie et en France, le pelage des loups est le plus souvent un mélange de beige, de gris, de noir et de brun-jaune.

Parenté

Le loup fait partie des carnivores comme les chats, les martres et les ours, par exemple. C’est un canidé comme le chien, le renard, le lycaon (aussi nommé le loup d’Ethiopie),le chacal et d’autres espèces. Son nom scientifique est Canis lupus.On distingue aujourd’hui quelque 15 sous-espèces de loup. Les spécialistes ne sont pas tous d’accord avec cette subdivision. Le loup est l’ancêtre commun  de tous les chiens! En fait, le chien est une sous-espèce du loup. Les témoignages les plus anciens de la présence du chien datent d’environ 15’000ans. Aujourd’hui, il existe plus de 300 races de chiens avec une diversité énorme de tailles et de formes. A partir du loup, on a sélectionné des races de chiens aussi diverses que le pinscher ou le bouledogue.

Milieu vital

Une meute de loups occupe un territoire de taille très variable, selon l’offre en nourriture. En Amérique, on a mesuré des territoires de 50 à 1800 km2 (à titre de comparaison,le canton du Valais s’étend sur 5’224 km2). Dans les Abruzzes (Italie), les meutes de loups occupent des territoires de 120 à 200 km2, dans le Mercantour(France) de 200 km2. Des loups solitaires se déplacent et vivent dans les espaces séparant ces territoires.Un habitat favorable au loup comprendra plusieurs refuges où les  animaux peuvent demeurer au calme. Le territoire est défendu contre les intrus, qu’il s’agisse de congénères ou d’autres prédateurs. Le hurlement permet de marquer le territoire, ce qui désamorce les conflits.

Alimentation

Le loup est un carnivore et un charognard. Le spectre de ses proies s’étend de la souris à l’élan. Le menu du loup dépend avant tout des proies disponibles. En Europe, il chasse le plus souvent les cerfs, les chevreuils, les chamois, les mouflons et les jeunes sangliers. Parmi les animaux d’élevage, le loup chasse avant tout les moutons et les chèvres. Occasionnellement, les loups mangent aussi des oiseaux, des reptiles, des batraciens, des insectes et des fruits. Si les proies viennent à manquer, pourront aller quérir leur pitance dans les décharges. Le loup chasse seul ou en groupe. Il s’efforce d’approcher au plus près de sa proie sans être repéré. Dès que celle-ci s’enfuit, une course-poursuite s’engage, parfois sur des centaines de mètres. Le loup peut atteindre une vitesse de 45 à 50 km/h. La mise à mort de proies de taille moyenne comme les chevreuils ou les moutons, est brutale. Le loup mord sa victime au cou ou à la nuque, en pleine course, ce qui provoque un arrêt cardiaque ou une rupture de la nuque. Le loup a besoin de 4 kg de viande par jour, ce qui équivaut à environ 25 cerfs par année. Le loup dévore ses proies en totalité, poils et os compris. Une étude menée en Amérique a montré que 10% seulement des proies pourchassées sont rattrapées par le loup,et que la moitié de celles-ci sont finalement mises à mort avec succès. La chasse peut s’avérer périlleuse pour le loup, qui n’hésitera pas, à l’occasion,à chiper une proie abattue par un prédateur de taille inférieure.

Comportement

Les loups vivent en petits groupes à la structure sociale bien établie, les meutes. Une meute rassemble de deux à vingt individus, en fonction de l’habitat et de l’offre en nourriture.Elle se compose le plus souvent d’un couple alpha, de ses petits et des jeunes de l’année précédente.Dans une meute de loups règne une hiérarchie claire. Le couple alpha se trouve au sommet, suivi du mâle béta. Viennent ensuite les loups et les louves plus jeunes. L’échelon inférieur est occupé par les jeunes d’un an et par les louveteaux de l’année. Le niveau hiérarchique détermine l’accès à la reproduction et l’ordre dans lequel les animaux se nourriront. Le port de la queue et les mimiques faciales expriment la position hiérarchique. Le couple alpha détermine les principales activités de la meute comme la chasse, la défense du territoire et les déplacements locaux. Sa tâche principale est cependant la régulation de la reproduction. La femelle alpha empêche les autres femelles de la meute de se reproduire. Seule la femelle alpha met des petits au monde. Les autres femelles participent cependant souvent à l’élevage des jeunes.Les jeunes s’éloignent de la meute à l’âge d’un ou deux ans, parfois de manière temporaire. Ils demeureront solitaires jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un(e) partenaire avec qui fonder une nouvelle meute.Pour que la vie commune fonctionne dans la meute, les loups ont besoin d’un «langage» raffiné. Les animaux se comprennent grâce aux expressions faciales, au regard, à la posture, aux hurlements, aux gémissements, aux grondements et à l’odeur. Le loup dispose de six modes d’expression sonores: le gémissement, l’aboiement, le grondement, le cri et le hurlement et les émissions non vocales, comme le claquement des mâchoires. Le gémissement peut traduire l’agitation, l’insatisfaction ou une légère irritation, ou exprimer une menace. Les louveteaux gémissent lorsqu’ils ont froid ou faim ou qu’ils sont seuls, les adultes lorsqu’ils appellent les petits à sortir du gîte ou lorsqu’ils apportent de la nourriture; l’aboiement annonce un péril; le grondement est un signal menaçant; le cri exprime la peur,en particulier chez un louveteau mordu pendant le jeu. Le hurlement participe à la constitution de la meute et permet la communication à grande distance,lorsqu’un jeune ou un individu de rang supérieur est hors de vue.

Aboiements http://www.wild.uzh.ch/wolf/sound/s01.mp3

Hurlement  http://www.wild.uzh.ch/wolf/sound/s02.mp3

Gémissements http://www.wild.uzh.ch/wolf/sound/s03.mp3

Grondements http://www.wild.uzh.ch/wolf/sound/s04.mp3

Pourquoi le loup a-t-il développé un langage aussi sophistiqué? La plupart des canidés, à l’image du chacal ou du renard, chassent de petites proies qu’ils peuvent maîtriser seuls.Mais le loup s’en prend parfois à des proies plus grandes que lui, dont il ne peut venir à bout qu’à l’aide de congénères. La chasse en meute et la vie sociale nécessitent une communication claire entre les individus.

Reproduction

La période de l’accouplement du loup survient entre janvier et mars, plus tôt dans le sud que dans le nord. Le couple alpha partage beaucoup de temps. Les femelles sont fécondes une fois par année. Après l’accouplement, la femelle creuse un terrier dans lequel elle élèvera ses petits. Une gestation de 61 à 63 jours précède la mise bas d’une portée de 3 à 8 louveteaux. Nés sourds et aveugles, pesant une livre, les petits resteront durant 8 à 10 semaines dans le gîte protecteur. Une fois qu’ils ont ouvert leurs yeux bleue six semaines, ils sont nourris avec de la viande par tous les membres du clan. Une fois qu’ils se tiennent sur leurs pattes, ils commencent à explorer les alentours du terrier et à jouer à la lutte. Cette période d’imprégnation leur enseigne leur futur rang social dans la meute. Les jeunes grandissent vite, et ils devront être capables de suivre la meute dans ses déplacements et ses chasses à leur premier hiver. Dès l’âge de dix mois, ils commencent à participer à la chasse. 

Le loup dans le monde

Le loup était autrefois le mammifère le plus répendu au monde. Il était présent dans tout l’hémisphère nord à partir du 15e degré de latitude. Au nord du 15e degré de latitude, il était présent dans tout l’hémisphère Nord. Aujourd’hui, il a disparu d’une partie de son aire de répartition originelle – surtout en Europe et aux USA. La principale cause de régression est la persécution par l’homme.

Distribution du loup

rouge : distribution actuelle (très grossière).
jaune : régions d’où le loup a disparu.

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Les loups en Europe

Autrefois, le loup était répandu dans toute l’Europe. Il a été exterminé en Europe centrale et n’a survécu qu’au sud et à l’est de l’Europe. Depuis les années 1970, les opinions sur le loup ont changé dans de nombreux pays européens. Des périodes d’interdiction de chasse et des mesures de protection ont été introduites.
Aujourd’hui le loup est protégé en Europe par des accords internationaux.Les loups reviennent en Europe centrale depuis l’ Italie, les Balkans et les Carpates.
Le loup dans les pays d’Europe ayant ratifié la conventien de Berne (d’après Salvatori & Linnell, 2005)
cliquer sur le lien pour visualiser le tableau

http://www.wild.uzh.ch/wolf/f/wp_ew_f3.htm#laender

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Source http://www.wild.uzh.ch/wolf/f/index_f2.htm

1Photo Felix Labhardt

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REPRODUCTION

27 Jan

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Les Amours

Le rut (période des amours) est variable suivant le lieu géographique des loups. Dans les pays chauds les Canis Lupus s’accouplent dès le mois de janvier. Alors que dans les régions polaires, le rut ne commencera qu’au printemps (mars, avril). les premiers signes sont un rapprochement entre mâles et femelles dominants. Ces rapprochement sont de plus en plus intense au fur et à mesure que la saison des amours avance. Lorsque’une louve est en chaleur, elle le fait savoir en dégageant des phénomones, indiquant (traces d’urine) aux mâles son état. C’est la période la plus délicate du mâle Alpha, car il doit empêcher toutes les convoitises des autres mâles; ce qui donnent souvent lieu à des bagarres. Le mâle dominant doit aussi empêcher l’accouplement de deux loups non dominants. La femelle Alpha en chaleur harcèlera les autres louves de la meute. Elle devient de plus en plus agressive au fur et à mesure que ses chaleurs augmentent, interdisant aux louves subalternes de se reproduire avec le mâle Alpha.

L’accouplement dure environ une trentaine de minutes, où le couple reste attaché. Au contraire d’une chienne qui a deux périodes de chaleur par an, la louve n’en a qu’une.

  Les Louveteaux

Après une gestation d’environ 60 jours la louve met bat, dans une tanière aménagée et proche d’un point d’eau. Sa tanière est faite d’herbe, de mousse, de feuilles et même de ses propres poils. Elle donne naissance entre 4 à 8 louveteaux, totalement dénudés et sans dents. Chaque louveteau pesant entre 0,300 kg et 0,500 kg. D’instinct ils se dirigeront directement vers les mamelles remplies de lait. Ils resteront ainsi trois semaines dans la tanière, et c’est les autres loups de la meute qui nourriront la femelle en lui apportant des morceaux de viandes; qu’ils régurgiteront à l’entrée de la nursery.

Dès que les louveteaux peuvent sortir de la tanière sous l’oeil vigilant de la mère, et c’est l’ensemble de la meute qui assure leur éducation. Les louveteaux jouent, se bagarrent innocemment. Ces jeux ont pourtant un rôle ils les initient aux langage corporel, et leur apprend la place qu’ils doivent tenir au sein de la meute. Si par malheur la louve Alpha venait à disparaître aussitôt une autre louve la remplacerait et allaiterait les jeunes loups. Dès que les louveteaux sont assez fort ils suivront la meute en déplacement et aussi aux séances de chasse, où ils enregistreront les gestes et techniques des adultes. Vers un an à cinq ans ils quitteront la meute à la recherche de partenaires et de nouveaux territoires. Une meute ne s’agrandit jamais de trop c’est une question d’équilibre et de survie.

Lécher le museau d’un congénère est aussi un signe de soumission.

LA CHASSE DES LOUPS

27 Jan

Le loup chasse pour se nourrir.

Lorsqu’une meute de loups chasse, tous les membres de la meute travaillent ensemble. Combinant la force de plusieurs loups, la meute peut chasser de très grands animaux.

Le loup chasse selon les saisons et son territoire de chasse. L’hiver, ce sont des élans, des cerfs et des chevreuils. L’été, des animaux plus petits : des castors, lièvres et souris. Exceptionnellement, il mange des charognes, des fruits, des insectes. Il avale de l’herbe pour se purger et son estomac peut contenir jusqu’à 5 kg de nourriture.

Le loup est un chasseur capable d’attraper la plupart des proies. Quant le loup à localiser une proie grâce à une odeur ou une empreinte, il se fait tout petit et l’approche le plus discrètement qu’il soit avant de se mettre à découvert, le plus tardivement possible. Les louveteaux ici peuvent gâcher la chasse, car étant très jeunes, ils se lancent prématurément aux trousses de la victime et par conséquent la meute est découverte. Ce risque est grand quand la neige est épaisse car les louveteaux sont en fin de file indienne.

Une chasse peut être abandonnée à la suite de 2 événements : après une course de 300 mètres, et dans le cas ou la proie se retourne contre les loups de façon très déterminée ou si elle les charge.

Quand les Loups sont suffisamment proche de la proie pour attaquer, le plus près s’efforce de mordre les pattes ou les flancs.

Ensuite le chef tente d’attraper le museau de l’animal, pour l’immobiliser pendant l’attaque de la meute. En déchirant les muscles des pattes, ils arrivent rapidement à renverser l’animal par terre, pour le tuer. Les dominants mangent en premier. Les autres attendent leur tour. Chaque animal se restaure tant qu’il peut et dans le cas de grandes proies, tel un élan, les loups restent près de la carcasse jusqu’à ce qu’il ne reste rien à manger.

HURLEMENTS, MARQUAGES DU LOUP

20 Jan

Le loup hurle pour différentes raisons. La principale : le plaisir. Le plus souvent, les loup hurlent ensemble pour affirmer les liens du clan. Encore une fois, c’est le plaisir qui les y conduit. D’ailleurs, le loup ne hurle pas, dit-on. Il chante.

Les loups hurlent ensemble pour affirmer l’unité du clan. Et pour le plaisir, surtout. Le hurlement n’est donc pas différent d’un grand chant que les hommes se réunissent pour entonner.

Une caresse, un regard, un remerciement, un gémissement… Ou alors un grognement, une démarche, un simulacre de morsure… Tout est communication chez le loup. L’entente et la compréhension qui habitent un clan de loups ont beaucoup surpris les observateurs. L’homme qui croit encore parfois détenir le monopole du langage et tente même de se définir comme tel est loin d’imaginer le monde communicationnel qui entoure le loup. Tout comme c’est le cas entre les hommes – même mieux selon certains -, les messages passent entre les loups avec une grande transparence. Dans le silence des gestes, des odeurs, des attitudes et des yeux ou par de violents aboiements, de doux gémissements ou de grands hurlements, le clan garde constamment le contact avec tous ses membres. Apothéose de la communication, le hurlement a pour fonction première de réaffirmer les liens qui unissent les loups du clan : comme un grand chant.

 

LES HURLEMENTS

D’une manière plus classique, ou au moins plus évidente pour l’homme, les sons constituent un second moyen de communication. Entre eux, les loups l’utilisent pour exprimer des sentiments, pour se retrouver ou pour rassurer les petits, par exemple. Mais celui-ci a une plus large portée et servira donc également comme contact entre les clans. En réalité, ces sons sont très divers : jappements, grognements, grondements, geignements, vagissements, gémissements, glapissements,… Sans oublier le plus célèbre d’entre eux, le hurlement, dont la force évocatrice a un effet fascinant sur l’homme. Le loup, contrairement aux idées reçues, peut hurler à tout moment de la journée, bien que l’on puisse lui remarquer une préférence pour l’aube et le crépuscule. La pleine lune, c’est plutôt le choix du conteur ou du photographe.

Si le loup hurle à différents moments, il le fait aussi pour différentes raisons : rallier le clan, prévenir de sa présence un autre clan, exhorter le clan avant la chasse, mais aussi par plaisir… En vérité, le loup n’a pas toujours besoin de raisons pour hurler. La solitude en est une mais, encore une fois, malgré les légendes, ce cas est des plus rares. Les loups préfèrent chanter ensemble. Les spécialistes s’accordent à reconnaître que le loup ne hurle pas ; il chante ! En effet, ce chant peut être considéré comme un hymne à la solidarité dans la mesure où sa fonction première est de réaffirmer la cohésion du groupe. Il se pratique pour le plaisir avec des variations constantes et propres à chaque individu, bien que celles-ci soient imperceptibles à une oreille humaine non experte. Ces diverses modulations permettent de se faire reconnaître, de transmettre des sentiments, mais aussi, à en croire Farley Mowat et les Esquimaux, à communiquer des informations parfois complexes, comme, par exemple, l’arrivée imminente d’un troupeau de caribous et sa localisation.

Même si, en ce qui concerne ces messages entre loups, la preuve reste à apporter, certains Esquimaux peuvent retrouver un troupeau de caribous à la seule écoute du loup. Force est de constater que le hurlement est un véritable langage. Quand un loup chante, les autres répondent au loin (jusqu’à quinze kilomètres). Si l’homme le fait, ils répondent également. Que peuvent-ils vouloir nous dire ? S’agit-il seulement de marquer un territoire?

Chaque odeur porte un message

Pour marquer son territoire, le loup dispose d’un troisième moyen de communication très efficace : l’odorat, qu’il a quatre-vingts fois plus développé que l’homme. Comme on peut le voir faire chez le chien, pour lequel cet héritage a perdu la majeure partie de son utilité, le loup urine épisodiquement sur des souches, des branches, des rochers, aux abords de son territoire – chez un chien, cela peut rendre très longue la plus simple promenade. Au chevauchement de deux territoires adjacents, on trouve deux marques odorantes, mais un loup ne s’aventure généralement pas en territoire étranger. Les intrus, à moins d’être connus du clan, reçoivent souvent un accueil glacial mais les loups les tolèrent et leur accordent un droit de passage, voire de chasse. L’étendue d’un territoire dépend de la taille du clan et de la densité des proies. Elle est donc très variable. Elle peut aller de 50 à 1500 kilomètres carrés et connaître des mouvements en fonction des conditions du moment et des constantes fluctuations des proies. Une nouvelle fois, la capacité d’adaptation s’avère l’un des principaux  atouts du loup.

En résumé, le chien qui hurle et aboie sans raison apparente, qui urine par petites doses successives le long d’une avenue, ou qui roule sur le dos pour accueillir son maître, rappelle ces ces trois modes de communication dont il a hérité de son ancêtre.

 

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CARACTERISTIQUES DU LOUP

19 Jan

Le loup est le plus grand des 41 espèces sauvages de la famille des Canidés (ordre des Carnivores). A l’exception du loup rouge du sud-est du Texas et du sud de la Louisiane, tous les loups sont considérés comme faisant partie d’une seule espèce : Canis lupus.

Chez les adultes, leur longueur, depuis la truffe à l’extrémité de la queue varient de 127 à 164 cm ; leur hauteur au garrot de 65 à 90 cm, et ils pèsent entre 18 et 80 kg.

Le loup rouge, Canis rufus, est plus petit que le loup gris, dépassant rarement 30 kg. Il présente beaucoup de caractéristiques intermédiaires entre le loup et le coyote ; et il a été suggéré que le loup rouge provenait d’un croisement fertile entre loups et coyotes.

Origine et évolution

Le loup, dont le nom scientifique est Canis lupus est issu d’un carnivore commun qui parcourait la terre il y a environ 100 à 120 millions d’années. Les mammifères à sabot, ou ongulés sont probablement issus d’un ancêtre commun qui vivait il y a quelques centaines de millions d’années. Ces deux espèces animales se sont habituées aux courses rapides sur les grandes plaines et ont développé une intelligence relativement élevée. Toutes deux descendaient d’une espèce habitant les forêts. Elles ont certainement évolué ensemble, car l’apparence du loup et de ses ancêtres s’est modifiée de façon toujours plus précise pour leur permettre de tuer et de manger les ongulés ; de la même manière, les ongulés se sont adaptés de mieux en mieux pour pouvoir répondre aux attaques des loups.

Les ancêtres du loup Pseudocynodictis (en haut) Tomarcus (en bas)

Il y a environ 55 millions d’années est apparu un mammifère avec des dents en partie conçues pour découper la « viande », les carnassières. Au cours des 10 millions d’années qui suivirent, ces créatures se sont développées en grand nombre et sous des formes différentes. Une de ces espèces, appelée Miacis, ressemblait aux chiens d’aujourd’hui. L’espèce Miacis fait partie de la famille Miacidae, de laquelle sont issues toutes les familles actuelles de carnivores : les chiens, les chats, les ours, les belettes, les ratons laveurs, civettes, et hyènes.

Il y a trente à quarante millions d’années, l’espèce Miacis donna naissance à deux types de mammifères que l’on peut rattacher, grâce à deux séries de fossiles, au chien et à l’ours. L’ancêtre du chien, le Cynodictis, avait le même nombre de dents que le loup. Il était plus petit que ce dernier, mais son corps était long et flexible comme celui d’une belette ; ses pattes étaient d’une taille moyenne. Les 15 millions d’années qui suivirent virent le développement de la famille des ratons laveurs qui se démarqua pour continuer son évolution séparément.

Par la suite, il y a entre 15 et 30 millions d’années, la tendance s’accentua pour donner les caractéristiques du loup contemporain, du Cynodictis en passant par le Cynodesmus et le Tomarctus. La partie supérieure de la patte s’allongea, ainsi que les pattes qui devinrent plus compactes, l’empreinte intérieure devint plus atrophiée sur la patte arrière et plus réduite sur la patte avant ; la queue se raccourcit, et toutes ces proportions commencèrent à se rapprocher de celles des loups et des renards.

Le loup et le renard sont tous deux issus du Tomarctus et commencèrent à se développer séparément il y a environ 15 millions d’années. Bien que la taille du renard n’ait pas beaucoup évoluée, le loup quant à lui, continua à grandir. Une autre espèce apparentée, le loup « noir » (Canis dirus) se démarqua également. Certains d’entre eux étaient bien plus grands que les loups d’aujourd’hui, mais ils ont disparu aujourd’hui. Depuis environ un ou deux millions d’années, le loup est pratiquement resté le même.

Les chiens sauvages, issus des loups, apparurent au moment où ces derniers commencèrent à dépendre de plus en plus des hommes, il y a certainement des milliers d’années, à l’époque où les hommes étaient des chasseurs nomades. Les loups ont sans doute suivi les caravanes de chasseurs, afin de pouvoir récupérer les restes de nourriture abandonnés par ces derniers. Ils surmontèrent progressivement leur peur des hommes et se rapprochèrent de leur campements. Graduellement, les gens commencèrent à réaliser que les chiens sauvages pouvaient les aider. Grâce à leurs sens extrêmement développés, les loups pouvaient les conduire vers les proies et les avertir en cas de danger. Ainsi, les gens commencèrent à prendre des louveteaux à l’état sauvage pour les élever. Très rapidement, il y eut assez de loups domestiqués pour mettre au monde un nombre de chiots de plus en plus important.

 

Le pelage

La fourrure des loups peut avoir différentes couleurs. Même un loup qui semble gris a généralement un pelage de plusieurs couleurs, un mélange de poils blancs, noirs, gris et bruns, avec en général des tons plus sombres au centre du dos et sur la queue. Le ventre, les pattes, les oreilles et le museau sont souvent de couleur fauve. Les vieux loups sont en principe plus gris que les jeunes. Le Canis rufus est quand à lui plus souvent roux (d’où son nom).

Le loup a une double épaisseur de fourrure et a en fait trois pelages. Il a une première épaisseur de longs poils protecteurs qui peuvent atteindre 10 cm de long, et servent en quelque sorte de parapluie, permettant, comme un imperméable, de protéger l’animal de l’humidité. La fourrure intérieure protège le loup du froid pendant l’hiver mais il la perd pendant l’été. Ceci est particulièrement utile dans des endroits tels que le désert du Mexique où le loup peut supporter des températures allant de – 50 degrés à 46 degrés Celsius. Soit une différence de près de 100 degrés !

Les couleurs du pelage du loup le rendent presque invisible dans son habitat naturel. Il se fond aux couleurs de son habitat et peut ainsi « disparaître ». Les loups qui passent beaucoup de temps dans les forêts denses ont souvent un pelage sombre. Dans les endroits où existe une végétation multicolore, leur pelage présente souvent différentes couleurs.

Le faciès du loup est fait pour attirer l’attention sur les yeux, le contact visuel étant très important chez ces animaux. La disposition du pelage autour des yeux accentue le regard, faisant paraître les yeux plus grands qu’ils ne le sont véritablement. Les oreilles sont également mises en valeur pour être vues sur un fond sombre ou éclairé. L’extrémité des oreilles du loup est généralement mise en valeur pour offrir un contraste dans l’obscurité, tandis que la partie intérieure des oreilles est sombre pour offrir un contraste avec la lumière.

Les pattes

Les pattes avant du loup ont cinq orteils, tandis que les pattes arrière n’en comptent que quatre. Leurs pattes peuvent mesurer jusqu’à près de 13 centimètres. Leurs pieds sont épais, rugueux et peuvent bloquer des objets lorsque tous les orteils sont rapprochés ; ils peuvent également se détendre, pour permettre aux orteils d’agripper des cailloux, des bûches et d’adhérer aux terrains accidentés. Le loup marche les orteils rapprochés, pour réduire la surface de contact et la friction avec le sol. Néanmoins, lorsqu’il exécute certaines manœuvres, ses orteils peuvent s’écarter davantage les uns des autres, augmentant la surface couverte par les pattes ainsi que la friction. Afin de marcher plus facilement dans la neige, un seul loup ouvrira le chemin et tous les autres suivront les mêmes empreintes. Les loups courent sur la pointe des pieds. Ceci allonge leurs pattes et leur permet de courir plus rapidement – jusqu’à près de 65km/h.

Le crâne

Le crâne du loup est large et allongé et se termine en pointe. Il mesure entre 23 et 28 cm de long, et entre 13 et 15 cm de large. Les mâchoires puissantes forment la base à laquelle sont rattachés les masséters (muscles masticateurs). Les loups survivent grâce à leurs pattes et leurs dents.

Le loup est un prédateur qui poursuit ses proies, ses yeux se trouvent donc sur le devant du crâne. Il a de grandes oreilles afin de mieux capter les sons, et elles peuvent bouger pour balayer l’espace et se fixer sur des bruits venant de différentes directions. Les mâchoires ont des canines, des dents carnassières pointues pour déchirer la viande, et des molaires pour broyer les os avec les muscles très puissants de la mâchoire.

Les loups se distinguent de toutes les races de chiens par les caractéristiques du crâne, notamment l’angle orbital. Cet angle est plus grand (53° ou plus) chez les chiens, et plus petit (45° ou moins) chez les loups.

Les dents

Le loup se sert de quarante dents sur quarante-deux pour maîtriser sa proie. Il y a sur la mâchoire supérieure six incisives, deux canines, huit prémolaires et quatre molaires, et la même disposition de dents sur la mâchoire inférieure. Les dents les plus grandes sont les canines, appelées aussi crocs, qui peuvent atteindre presque 6 cm en comptant la partie enfoncée dans la gencive. C’est grâce à elles que le loup peut maintenir les proies dans sa gueule. Les carnassières, ou « croqueuses » de chair, (quatrième prémolaire de la mâchoire supérieure et première molaire de la mâchoire inférieure) servent à couper et à mastiquer. Ces dents à la fonction bien spécifique sont comme une paire de cisailles aiguisée et elles peuvent facilement couper des chairs coriaces ou des tendons. Avec ses molaires, le loup peut broyer les os.

La vue

Les loups ont une vision frontale relativement mauvaise. Il se peut qu’ils ne reconnaissent pas les membres de leur propre meute au-delà de 30 à 45m. C’est peut-être la raison pour laquelle le faciès du loup accentue de manière si considérable ses traits et ses oreilles.

Leur myopie est due à l’absence de fovea centralis, la petite dépression, située dans la partie centrale, derrière la rétine qui, chez les humains, les primates et d’autres espèces animales permet d’obtenir le point de vision le plus précis.

Bien sûr, il est impossible de savoir quel est le degré de précision de la vue d’un loup lorsqu’il fixe directement un objet, mais il semble évident qu’au-delà d’une courte distance, sa vision est floue, un peu comme une photo prise avec un grand objectif et une faible vitesse d’obturation, à l’inverse d’un cliché pris avec une plus petite ouverture d’objectif mais une plus grande vitesse d’obturation.

Néanmoins, les loups distinguent les formes, surtout les mouvements sur les longues distances et leur vision périphérique est extrêmement précise.

Ils peuvent même distinguer les moindres mouvements de petits animaux, tels que le moustique, à une distance de plus de 3 mètres ainsi que les déplacements de plus grands animaux à de longues distances.

On ne sait pas vraiment si les loups voient en couleurs ou en noir et blanc. Cependant, il est peu probable qu’ils voient la gamme des couleurs de la même manière que les hommes, car leurs yeux sont constitués différemment.

La vision nocturne des loups est bien supérieure à celle des hommes à la lumière ou dans l’obscurité. En fait, les loups voient bien mieux et de manière plus précise la nuit.

L’ouïe

Les loups ont une ouïe extrêmement bien développée et peuvent entendre des sons jusqu’à une distance d’environ 10 kilomètres. Ils peuvent même entendre des sons aigus inaudibles à l’oreille humaine, tels que ceux émis par les chauve-souris ou les marsouins. Même lorsque les loups dorment, leurs oreilles restent dressées pour pouvoir constamment intercepter les sons des autres animaux. Ceci leur permet d’attraper leurs proies, et de savoir si un danger est imminent.

Leurs grandes oreilles pointées perçoivent de nombreux sons. Contrairement aux hommes, les loups peuvent facilement déterminer d’où vient le son, en dressant les oreilles d’un côté à l’autre. La direction vers laquelle les oreilles pointent lorsque le son est au plus fort indique au loup l’origine de ce son. Il peut ainsi localiser des rongeurs sous la neige.

L’odorat

L’odorat du loup est 100 fois plus développé que celui de l’homme. Parmi tous ses sens, c’est celui qu’il utilise le plus pour repérer ses proies : en effet, il est capable de sentir une proie bien avant de l’apercevoir, à pratiquement deux kilomètres si le vent souffle dans la bonne direction. Le loup peut sentir des choses imperceptibles pour l’être humain. Tout comme dans le nez de l’homme, il y a à l’intérieur du nez du loup des zones sensorielles humides qui « captent » les odeurs flottant dans l’air. Cette partie du nez est cinq fois plus importante chez le loup que chez l’homme, il peut donc percevoir beaucoup plus d’odeurs. Il peut même sentir la présence d’un animal trois jours après son passage ! Le nez en lui-même n’est pas cinq fois plus grand que celui de l’homme. Les zones de l’aire sensorielle sont disposées de façon à ce que celle-ci tienne à l’intérieur du nez.

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Source http://www.loup.org/spip/Zoologie,114.html#sthash.Kua2gkx4.dpbs

LOUVETEAUX

19 Jan

La louve porte environ ses petits pendant 60 jours. A l’approche de la naissance, elle cherche un endroit pour mettre bas et ce à côté d’un point d’eau car durant l’allaitement la louve à besoin de boire davantage. A proximité elle a enterré des provisions de viande. Pas bien loin,son compagnon et le reste de la harde assure sa protection, aucun loup n’a le droit de venir la déranger.

Une portée est un groupe de louveteaux nés au même moment. Chaque portée compte entre cinq et quatorze louveteaux, mais la moyenne est six. Les louveteaux luttent pour survivre. ils sont aveugles et sourds à la naissance, avec un duvet fin et laineux et des oreilles tombantes. Ils pèsent entre 300 et 500 g et ouvrent les yeux à peu près deux semaines après leur naissance et commencent à entendre après environs trois semaines.

Ils craignent le froid et l’humidité et sont recherchés par l’aigle et le grand duc.

Au départ, leurs yeux sont bleus puis ils deviennent jaunes. Dès deux semaines, les louveteaux savent marcher. Une semaine plus tard, ils quittent le repaire pour la première fois et jouent devant l’entrée de leur habitat.

De tous les animaux, les loups sont parmi les meilleurs parents au monde, et les louveteaux reçoivent beaucoup d’amour et d’attention de la part de leurs parents, qui les nourrissent, les lavent et les protègent. La louve reste près de ses petits. C’est elle qui les nettoie en les léchant car les petits ne savent ni uriner ni déféquer seuls. Généralement, elle n’a pas à s’absenter pour aller chercher à manger. C’est le père et les autres membres de la meute qui s’en chargent. En fait, il arrive parfois que les loups parcourent plus de 30 Km pour ramener de la nourriture à leur progéniture. La mère allaite les petits pendant 2 mois puis ceux mangent de la viande régurgitée.

En fait, toute la meute participe à l’éducation des louveteaux, y compris les jeunes de l’année précédente qui les surveillent et jouent avec eux.

Un louvard est un louveteau agé de 4 mois. A l’âge de 6 mois il commence son éducation et apprend à reconnaître les pistes, les proies et les limites de son territoire. Il obtient la taille adulte vers 1 an et participe alors à la vie de la meute. A l’âge de 2 ou 3 ans, il devient mature et par conséquent un choix se présente devant lui : rester dans la meute ou bien partir afin de fonder une nouvelle famille.

ORIGINES ET ANCETRES DU LOUP

19 Jan

ImageLe loup fait partie de la famille des canidés qui comprend de nombreuses espèces dont le chacal, le chien sauvage comme le dhole ou le chien domestique, le coyote, le renard ou le lycaon.

Apparus il y a environ 40 millions d’années en Amérique du Nord, les premiers ancêtres du loup ne pesaient pas plus de 3 kg.

L’un de ses tout premiers ancêtres est sans doute le miacis, un mammifère ressemblant un peu à une martre. Il était arboricole et c’est également un ancêtre des félidés.

Cependant, Hesperocyon a vraiment marqué une étape décisive dans l’avènement de la lignée des canidés. Hesperocyon gregorius était un chasseur habile et gracile.

Canidés. Histoire. Evolution

Leptocyon va jouer un rôle prédominant dans l’évolution de cette famille. C’est le premier ancêtre de la lignée du loup qui remonte à près de 25 Ma.

Certains de ses descendants quitteront l’Amérique du Nord, il y a 5 Ma, et partiront conquérir d’autres continents.

Le loup moderne a fait son apparition il y a environ 2 millions d’années. Sa physionomie était très proche de celle que l’on connaît aujourd’hui.

Canis dirus « chien terrible » était un grand loup qui vivait au Pléistocène. On a retrouvé 1 600 fossiles conservés dans les fosses à goudron en Californie.

On suppose qu’ils devaient être attirés par les animaux qui s’enlisaient et se trouvaient eux-mêmes pris au piège.

Ce loup avait un crâne plus volumineux que celui de nos loups actuels, des dents plus puissantes et des pattes plus courtes.

Il mesurait 2 m de long et vivait certainement en meute.

Contrairement à la majorité des canidés qui sont pour la plupart omnivores, le loup est un carnivore véritable.

 

Classification des loups

La classification des loups a fait l’objet de nombreuses controverses. Jusqu’à récemment, les scientifiques reconnaissaient deux espèces :

Le loup roux (Canis rufus)

Le loup gris (Canis lupus)

Aujourd’hui, bien que tous ne soient pas encore d’accord, une seule espèce est reconnue : Canis lupus

Il y a également de nombreuses controverses sur le nombre de sous-espèces du loup gris. D’ailleurs, de récentes recherches génétiques ont permis de regrouper plusieurs sous-espèces en une seule.

On peut les classer par répartition géographique, cependant, il est plausible qu’il y ait eu plusieurs vagues de migrations entre les loups d’Eurasie et d’Amérique du Nord.

Peu d’auteurs étant d’accord sur le nombre de sous-espèces, j’ai choisi la nomenclature SITI qui valide 38 sous-espèces dont 10 sous-espèces éteintes:

Canis lupus albus (Loup de Sibérie)

Canis lupus arabs (Loup d’Arabie)

Canis lupus arctos (Loup arctique)

Canis lupus baileyi (Loup du Mexique)

Canis lupus campestris (loup des steppes)

Canis lupus chanco (Loup de Mongolie)

Canis lupus columbianus (Loup de Colombie)

Canis lupus crassodon (Loup de Vancouver)

Canis lupus dingo (Dingo)

Canis lupus familiaris (Chien domestique)

Canis lupus filchneri

Canis lupus floridanus ((anciennement sous-espèce de loup rouge)

Canis lupus fuscus (Loup d’Oregon)

Canis lupus griseoalbus (Loup des prairies)

Canis lupus hudsonicus (Loup de l’Hudson)

Canis lupus irremotus (Loup des Rocheuses septentrionales)

Canis lupus labradorius (Loup du Labrador)

Canis lupus ligoni (Loup de l’archipel Alexandre)

Canis lupus lupus (Loup gris commun)

Canis lupus lycaon (Loup du Canada ou loup de l’Est)

Canis lupus mackenzii (Loup de Mackenzie)

Canis lupus manningi (Loup de la Terre de Baffin)

Canis lupus nubilus (Loup des Grandes Plaines)

Canis lupus occidentalis (Loup d’Alberta)

Canis lupus orion (Loup du Groenland)

Canis lupus pallipes (Loup des Indes)

Canis lupus pambasileus (Loup d’Alaska)

Canis lupus rufus (Loup rouge)

Canis lupus tundrarum (Loup de la Toundra)

Sous-espèces éteintes :

Canis lupus alces (loup de la péninsule de Kenai)

Canis lupus beothucus (loup de Terre-Neuve)

Canis lupus bernardi (loup de Terre Victoria)

Canis lupus floridanus ((anciennement sous-espèce de loup rouge)

Canis lupus gregoryi (anciennement sous-espèce de loup rouge)

Canis lupus hattai (Loup d’Hokkaido)

Canis lupus hodophilax (Loup d’Honshu)

Canis lupus mogollonensis (Loup Mongollon)

Canis lupus monstrabilis (loup du Texas)

Canis lupus youngi (Loup des Rocheuses méridionales)

Répartition géographique

Les loups sont présents dans la plupart des pays de l’Hémisphère Nord. En Europe occidentale, les effectifs restent faibles. Par contre, on comptabilise environ 100 000 loups en Russie.

Ils sont également nombreux en Asie, notamment en Chine et en Mongolie.

En Australie, on ne trouve que le dingo (Canis lupus dingo).

La morphologie du loup varie considérablement en fonction de son habitat. Le loup blanc arctique (Canis lupus arctos) atteint 80 kg alors que le loup d’Arabie (Canis lupus arabs ) ne dépasse pas les 25 kg.

Le loup des steppes (Canis lupus campestris), à la robe grise-brune, est également d’assez petite taille.

Le loup au pelage gris est l’espèce la plus répandue en Amérique du Nord. On rencontre également des sous-espèces au Tibet ou au Proche-Orient.

Le loup roux ou loup rouge (Canis lupus rufus) possède des pattes plus longues, des oreilles plus grosses et un pelage plus ras à la teinte roussâtre. Cette sous-espèce est plus légère

 

 

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Source « Dinosoria »

LA MEUTE (structure sociale du loup)

19 Jan

Les loups vivent en meutes organisées selon une hiérarchie stricte dirigée par un couple de loups. La meute est dirigée par un mâle alpha et une femelle alpha. Le couple alpha est généralement le seul à procréer. Ce type d’organisation se retrouve également chez d’autres canidés vivant en meutes, tels que les dholes (Cuon alpinus) et les lycaons (Lycaon pictus), respectivement chiens sauvages d’Asie et d’Afrique.

Généralement, la meute est une famille composée des deux parents et d’une ou plusieurs générations de louveteaux, ainsi s’établissent les liens de domination et de soumission (classiquement le rang de dominance est indiquée par une lettre de l’alphabet grec, en suivant l’ordre d’importance dans la hiérarchie). À l’occasion, on verra apparaître un ou plusieurs loups oméga : ceux-ci sont les souffre-douleur de la meute et c’est vers eux que converge toute l’agressivité. Autour de cette structure s’organise la vie des loups : ainsi ils peuvent chasser en groupe mais aussi élever leur progéniture. Le chef a le privilège de décider la chasse et de se nourrir en premier sur les proies, c’est également lui qui ordonne la poursuite d’un intrus sur le territoire. Enfin, c’est lui seul qui se reproduit avec la louve alpha à la saison des amours (bien qu’il y ait des exceptions). Lorsqu’un alpha est trop vieux, c’est l’un de ses subalternes qui lui dispute la place de leader et la prend s’il réussit à le dominer.

La taille des meutes varie du simple couple à la douzaine d’individus. Toutefois des cas rares de meute de plus de 30 loups ont été observés, ainsi la meute la plus nombreuse jamais observée était composée de 36 membres et vivait en Alaska. Elle varie également selon la période de l’année : les principaux facteurs en sont la mortalité et les dispersions. En effet, certains loups décident de quitter la meute (comme les loups oméga) ou sont bannis après avoir échoué lors d’un conflit. Des tensions peuvent naître pour plusieurs raisons : quand la nourriture se fait rare et peu disponible (surtout à la fin de l’hiver), pour pouvoir s’accoupler (en hiver de la fin février à la mi-mars) ou tout simplement pour dominer les autres loups. La plupart des loups quittent ainsi leur meute natale entre 9 et 36 mois. Une nouvelle meute se forme lorsque deux loups dispersants se rencontrent et disposent d’un territoire approprié (i.e. où la nourriture est accessible et suffisante) pour fonder une nouvelle famille.

Pour des animaux sociaux comme les loups, la vie en meute présente plusieurs avantages

  • La possibilité d’attaquer des animaux plus grands qu’eux, ainsi la chasse est plus efficace pour moins d’efforts.
  • Les réserves sont mieux gérées (moins de surplus abandonné aux concurrents lorsque plus de bouches sont à nourrir).
  • La protection des louveteaux, leur éducation et l’initiation aux rudiments de la chasse – la meute est une véritable maternelle où chaque membre prend soin des petits.
  • Le fait que seul le couple alpha se reproduise empêche la prolifération de loups sur un territoire, de plus les loups ne se reproduisent pas chaque année si la nourriture fait vraiment défaut
COMMUNICATION

Leur moyen de communication est le hurlement, ils poussent des cris. Les loups hurlent entre autres pour se rassembler et maintenir une cohésion dans le groupe. Leurs gémissements avertissent également les loups aux alentours de la présence de la meute, afin de prévenir contre les intrusions. Tout comme les gémissements, les hurlements sont composés de plusieurs harmoniques ce qui donne l’impression que la meute qui hurle est beaucoup plus nombreuse qu’elle ne l’est réellement. Il arrive parfois qu’un loup solitaire hurle pour se signaler à un conjoint potentiel. Chaque loup a une fréquence vocale distinctive. Rarement, certains loups peuvent présenter le même hurlement. On peut enregistrer les hurlements d’une meute et développer des algorithmes pour décomposer le signal sonore. Ces algorithmes peuvent attribuer à chaque animal ses vocalisations propres.

Un autre sens utilisé pour la communication externe chez le loup est l’odorat. Ses facultés olfactives supérieures à celles de l’homme lui permettent de distinguer l’odeur de ses congénères. Il utilise ainsi des marquages au sol tel que l’urine ou les fèces (excréments). Ces marquages servent à délimiter son territoire ainsi qu’à donner des renseignements sur lui-même, par exemple tel que l’état sexuel (hormonal) des femelles pendant la période de reproduction.

ENTRE LES INDIVIDUS AU SEIN DE LA MEUTE

Les loups utilisent tout un éventail de grognements, gémissements et brefs aboiements pour communiquer entre eux au sein de la meute que ce soit pour exprimer la peur, l’anxiété, la domination ou la soumission, la protestation ou encore pour jouer ou avertir la meute de la présence d’un intrus.

Les loups ajoutent à ces signaux sonores des signaux visuels, principalement par l’expression de leur visage, leur posture leur mouvements et la position de leur queue. Un loup dans un état agressif aura par exemple le regard fixe, les babines retroussés, les crocs apparents, se tiendra droit les poils du dos hérissés et la queue levée pour chercher à impressionner. Inversement, un loup en état de soumission se fera plus petit, le regard fuyant et les oreilles baissés, la queue entre les jambes. Le loup peut en cas de soumission passive, rouler sur le dos et exposer sa région génito-anale afin de montrer qu’il est le dominé à l’autre loup.

En plus des marquages au sol, l’odeur laissée par un loup s’il se roule sur la neige ou se frotte contre un arbre sera comme une « carte de visite ». Le loup sécrète de nombreuses substances odorantes : à la base des poils, des pattes, au niveau de la région génito-anale.

Il reste une part de mystère dans la communication chez le loup, notamment sur les fonctions exactes du hurlement bien que sa fonction première soit après le plaisir, la réaffirmation des liens qui unissent les loups du clan. La communication tactile (par exemple : le contact physique du museau du louveteau sur les lèvres d’un aîné pour régurgiter de la nourriture) et la communication gustative sont également encore peu étudiées.

AVEC LES HOMMES

Le loup est un animal sauvage doté d’instincts précis lui permettant d’exceller dans la vie sauvage. Domestiquer le loup nécessiterait une sélection permettant de limiter les instincts les plus incompatibles avec une vie domestique, ce qui nécessiterait de nombreuses générations comme cela fut le cas pour le chien.

Le cas le plus fréquent pour l’apprivoisement se fait via une imprégnation, où l’humain se substitue aux parents en élevant le louveteau, ou, comme pour les chiens, en mettant fréquemment le louveteau au contact d’humain durant ses premières semaines. Le comportement de l’animal demeure foncièrement différent de celui du chien, ce qui est source éventuelle de danger et d’autres problèmes.

D’autres personnes tentent de « minimiser » ce comportement typique du loup en hybridant chien et loup. Il demeure que, dans les deux cas, loup apprivoisé ou hybride, ces animaux ont une faible crainte de l’humain et du fait d’un comportement très spécifique, auquel en général les humains ne sont pas habitués, des incidents ou des accidents graves peuvent survenir. Ainsi, aux USA, entre 1986 et 1994, ont été répertoriés plusieurs cas d’enfants mutilés dont 9 cas ayant entraîné la mort de l’enfant. Ces pratiques sont déconseillées entre autres par l’IUCN Wolf Specialist Group.

LES SOUS ESPECES DE CANIS LUPUS

Ce loup s’est adapté de différentes manières, dans sa grande aire de répartition. Des sous-espèces ont vu le jour. Cette subdivision est cependant contestée par certains spécialistes.

Généticiens, morphologistes et les spécialistes du comportement hésitent ainsi sur la classification du Loup rouge, du Loup de l’Est (loup du Canada) ou même du chien dont le statut d’espèces séparées est régulièrement débattu. L’origine du chien domestique, en particulier, n’est pas évidente à établir: certains estiment que l’ancêtre direct du chien est bien le loup gris mais d’autres ont évoqué plutôt le Chacal doré (Canis aureus), tandis que des études considèrent que c’est plutôt un hybride de différentes espèces du genre Canis ou bien une espèce à part entière (Canis familiaris) qui aurait évoluée parallèlement au loup gris. ]Malgré tout le chien est généralement considéré officiellement comme une sous-espèce de Canis lupus (Canis lupus familiaris)[ ]comme d’autres canidés qui se distinguent pourtant des « loups » proprement dits par leur aspect ou leurs mœurs : le dingo (Canis lupus dingo) ou le Chien chanteur (Canis lupus hallstromi).

En Europe, tous les loups sont décrits comme des loups gris. Il existe cependant des différences considérables : en Italie et en Espagne, par exemple, les loups sont plus petits et plus roux, et surtout plus craintifs que les animaux vivant plus au nord.

Selon les références on trouve de 15 à 40 sous-espèces, cependant la tendance aujourd’hui est à réduire considérablement cette liste de sous-espèces en considérant qu’il s’agit dans la majorité des cas d’adaptations locales de l’espèce Canis lupus (notamment par les analyses et statistiques du taxonomiste Ron Nowak).

On peut distinguer 2 groupes de sous-espèces : celles d’Amérique et celles d’Europe.

 

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(source Wikipédia)

LE LOUP

7 Nov

1Morphologie du loup

La tête du loup est beaucoup plus massive que celle du chien. Il possède 42 dents composées de six incisives, deux canines, huit prémolaires et six molaires.La mâchoire supérieure a deux molaires en moins.

Ses canines ou crocs mesurent 6 cm dont 2 cm sont enchâssés dans la gencive. Elles lui servent à mettre à mort sa proie. Pour la dépecer, le loup utilise ses incisives tranchantes.

Les muscles de la mâchoire sont puissants et lui permettent de broyer des crânes ou de déplacer une proie trois fois plus lourde que lui.

Comme le chien, le loup possède 5 doigts aux pattes avant et 4 aux pattes arrière. Les griffes ne sont pas rétractiles comme chez les félidés.

Les loups sont d’excellents coureurs de fond. Leur endurance leur permet de couvrir de longues distances, avec des pointes atteignant 45 km/h, voire même plus sur de courtes distances.

En Alaska, une meute a parcouru 1 126 km en 42 jours.

Le loup possède une faible vue frontale. Par contre, il dispose d’une formidable vision périphérique. Son champ visuel atteint 250°.

La nuit, ses yeux paraissent phosphorescents car ils sont tapissés d’une couche de cellules, le tapetum lucidum. Cette caractéristique lui permet de voir aussi bien la nuit que le jour.

Son sens le plus développé est sans conteste son ouïe.

Un loup en liberté peut vivre une dizaine d’années et jusqu’à 20 ans en captivité.

Vie sociale du loup

Les loups vivent en meute de 7 à 12 individus et entretiennent des liens sociaux très étroits. Dirigée par un couple dominant, la meute suit son chef.

La meute la plus nombreuse jamais observée était composée de 36 membres et vivait en Alaska. Le couple dominant est uni pour la vie ; seul ce couple peut se reproduire. Cette limitation volontaire permet à la meute de pouvoir nourrir les petits.

Le loup dominant et sa femelle sont habituellement nommés « mâle et femelle alpha ». Viennent ensuite leurs subordonnés qui sont souvent plus jeunes.

Il arrive souvent qu’il y ait un souffre-douleur dans une meute. Ce bouc émissaire est appelé « loup oméga ». Il subit les brimades de ses congénères, exactement de la même manière, que certains enfants à l’école.

Un loup dominant conserve son titre environ 3 ans en moyenne. L’époque du rut est l’occasion de remettre le pouvoir en cause. Ces luttes sont sans pitié.

Contrairement à ce que l’on croit souvent, le loup n’est pas un nomade. Chaque meute possède son territoire.

Le loup a un sens de la territorialité très poussé et tout intrus est tué sans pitié.

Des guerres territoriales peuvent s’engager entre meutes rivales.

La dimension du territoire est variable et est estimée en moyenne à 80 km² par individu.

Quand les loups quittent leur territoire, c’est pour suivre les déplacements du gibier. Ils obéissent ainsi à des impératifs de migration.

Le langage du loup

Hurler est un moyen de montrer l’unité du groupe et de toujours garder le contact. Le hurlement du loup s’entend à une distance de 8 à 10 km en terrain ouvert mais certains ont entendu des hurlements distants de 16 km.

Une meute hurlante peut s’entendre dans un rayon de 300 km².

Chaque loup possède un hurlement qui lui est propre.

On distingue chez le loup quatre types de vocalisation :

  • Le pleurnichement
  • L’aboiement
  • Le grondement
  • Le hurlement

Le langage du corps est également très important. On distingue principalement 4 expressions corporelles :

La satisfaction : le loup entrouvre sa gueule en ne montrant que le bout des crocs et sans froncer le museau

L’agressivité : le loup montre ses incisives et ses crocs en fronçant le museau, oreilles orientées vers l’avant et la queue droite dressée très haut

La soumission : le loup rabat ses oreilles sur sa tête, la queue est rabattue entre les pattes

La confiance : il dresse la queue en s’approchant d’un congénère

Le loup: un vrai prédateur

Le loup passe le tiers de son existence à traquer des proies. Malgré son intelligence et son opportunisme, il rentre souvent le ventre vide de sa chasse.

Seules 10% de leurs tentatives sont couronnées de succès.

Il se nourrit presque exclusivement de viande bien qu’à l’occasion il mange des fruits ou des plantes.

Il doit avaler 2 kg de viande par jour. Si une grosse proie se présente, il pourra alors jeûner une semaine.

Le loup n’hésite pas à attaquer des proies dix fois plus grosses que lui comme l’élan ou le bœuf. Ils chassent toujours en meute, harcelant et encerclant la proie jusqu’à la mise à mort.

Mais un loup ne tue que quand il a faim car chaque chasse demande à la meute beaucoup d’énergie. Le travail se fait en équipe, coordonné par le chef de meute.

Les scientifiques ont pu observer exceptionnellement un phénomène qu’ils nomment le « surplus killing ».

Celui-ci survient quand les loups se retrouvent face à des animaux domestiques comme les moutons. Ces proies, au lieu de se disperser, se regroupent. Le loup perd alors ses repères de prédateur et répète ses attaques sur le troupeau au lieu de mettre à mort une proie unique.

Le même comportement a été observé chez le renard dans un poulailler.

Les loups se nourrissent d’ailleurs plus souvent de petits mammifères comme les marmottes, les lapins ou les rats. Ces chasses, sans difficulté, s’opèrent seul.

On a constaté que les loups ne tuaient pas au hasard. Ils choisissent des animaux âgés ou affaiblis.

Un loup adulte peut engloutir 10 kg de viande en un seul repas. Sa mâchoire peut exercer une pression de plus de 150 kg/cm².

Reproduction du loup

Le couple dominant se montre particulièrement affectueux avant de s’accoupler. Ce couple se forme pour la vie et mène une entente parfaite.

Cependant, si l’un des deux partenaires disparaît, l’autre se remettra « en ménage ».

Pendant la période du rut, la femelle dominante harcèle les autres louves pour les empêcher de s’accoupler.

Après 62 à 63 jours de gestation, 4 à 5 petits en moyenne de 300 à 500 g viennent au monde.

Les jeunes sont sourds et aveugles à la naissance. Leur mère les allaite pendant 1 mois 1/2. Le père est aussi attentif auprès de ses petits que la mère.

Les membres de la meute adorent s’occuper de la progéniture du couple. Les jeux font partie de l’apprentissage des louveteaux.

Les adultes surveillent et encadrent les jeux des jeunes. Les femelles du clan jouent le rôle de nurses ou même de mères de substitution si la mère biologique disparaît.

Quand les petits quittent la tanière, leur mère suivie de la meute, les emmène vers un endroit choisi à l’avance. Ce territoire d’été, appelé « site de rendez-vous » par les biologistes, permet au clan de passer la belle saison.

Ce n’est qu’à 8 mois que les louveteaux participent activement à la chasse.

Les jeunes quittent la meute, en général, à la maturité sexuelle soit vers 22 mois. Soit, le jeune trouve un territoire et créé sa propre meute, soit il rejoint un clan existant.

Ce moment appelé « dispersion » évite la surpopulation sur un territoire et la consanguinité.

Le loup et l’homme

Haïs par les pionniers et les éleveurs, les loups sont devenus des ennemis à abattre en 1900. Il a été exterminé dans tout l’Ouest américain mais également en Europe.

Le dernier loup français aurait été tué dans le Limousin en 1937. C’est en 1992 que l’on aperçut, par hasard, deux loups dans le parc du Mercantour, dans les Alpes. On pense qu’ils venaient d’Italie. C’est seulement cette année là que le loup a obtenu le statut d’espèce protégée en France.

Il a également fait sa réapparition en Suisse, en Allemagne, en Finlande et même en Israël.

On estime la population de loups en France à une trentaine d’individus, contre 2 500 en Espagne ou 500 en Italie.

Confiné au Canada, en Alaska et au Groenland, le loup n’a été réhabilité en Amérique du Nord qu’en 1970.

Mais les éleveurs se sont opposés à leur réintroduction.

Il a fallu attendre 1995 pour qu’une loi autorise sa réintroduction dans le parc de Yellowstone dans l’Ouest américain. On compte actuellement environ 200 000 loups à travers le monde.

Malgré de nombreuses violations dans différents pays, il est rassurant de constater avec quelle facilité le loup reconquiert les habitats d’où il avait été chassé.

Source « Dinosoria »

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