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CANIS LUPUS BAILEYI (Loup du Mexique)

27 Jan

(C) 2009 David Chudnov

Le loup du Mexique  est non seulement la plus petite sous-espèce de loup gris mais également la plus rare. C’est aussi la sous-espèce la plus distincte des loups d’Amérique du nord.

DESCRIPTION

Le loup du Mexique porte une longue crinière caractéristique qui souligne les couleurs vives de la fourrure. Sa couleur est un mélange de gris, de brun, de noir et de rouille sur le dos. La queue et les oreilles sont souvent noires.

Ce canidé mesure entre 1,20 et 1,50 m de long du museau à la queue avec une hauteur au garrot d’environ 80 cm. Son poids varie entre 27 et 37 kg.

HABITAT

Jusqu’à une époque récente, le loup du Mexique pouvait être trouvé de l’état du Sonora jusqu’au désert de Chihuahua au Mexique central, à l’ouest du Texas, dans le sud du Nouveau-Mexique et en Arizona.

Au cours du XXème siècle, l’avancée démographique du pays ainsi que le développement agricole conduisit à la raréfaction des proies dont raffolent les loups. Ceci les amena à s’attaquer de plus en plus fréquemment au bétail des éleveurs. Beaucoup d’efforts de la part des gouvernements furent fait afin d’éliminer la menace et d’éradiquer l’espèce Canis lupus baileyi.

De nos jours, le loup du Mexique a pratiquement disparu à l’état sauvage. Il reste néanmoins quelques populations résiduelles au Mexique.

ALIMENTATION

La proie principale du loup mexicain est le cerf de Virginie. Cependant, il aime aussi se régaler de wapitis, de pronghorns, de lapins et d’autres petits mammifères.

VIE SOCIALE

Le loup gris du Mexique vit en meute généralement composée de cinq ou six individus. La meute se compose du couple alpha ainsi que leur progéniture de l’année en cours.

Les meutes ne se rencontrent que très rarement parce que les frontières de leur territoire sont bien délimitées par les excréments et l’urine. Les hurlements sont aussi un signal permettant d’avertir les autres meutes que le territoire est pris.

POPULATION

En 1981, on ne comptait plus que cinquante loups du Mexique en liberté. Les derniers loups furent tués en 1976 dans les états du Texas, d’Arizona et du Nouveau-Mexique.

Quelques installations d’élevage ont été construites dont la Wild Canid Survival and Research Center afin de conserver au mieux l’espèce avant son extinction totale. Ce centre fut créé pour alimenter le zoo d’Albuquerque, le zoo de Saint-Louis et le zoo du Rio Grande.

Il y aurait dans ces centres environ trois cent loups qui y vivent.

MENACES

La principale cause de l’extinction de ce canidé est la perte de son habitat. Aujourd’hui les populations sauvages de loup du Mexique sont trop peu nombreuses pour assurer une continuité de reproduction et qu’elle soit assurée dans de bonnes conditions.

CONSERVATION

Les défenseurs de la nature tentent d’obtenir l’approbation des autorités en ce qui concerne les sites où pourrait être relâché les loups. Le ministère de la défense avait déjà rejeté une demande de réintroduction de l’espèce sur la base de White Sands.

D’autres demandes furent ainsi faites dans différents sites mais ont été ajournées ou repoussées. Si ces décisions continuent à durer dans le temps, les loups en captivités risquent fort de ne plus s’adapter à la vie sauvage et ne pourront plus que survivre en captivité.

Une seule des libérations fut acceptée avec un lâché de trois mâles, trois femelles et trois louveteaux dans le centre de l’Arizona. On comptait en 2007, après un minutieux recensement pas moins de 60 spécimens.

Beaucoup de ceux qui s’opposent à la réintroduction des loups au Mexique ainsi qu’au sud-ouest des Etats-Unis expriment leurs doutes sur les impacts qu’ils pourraient avoir sur le bétail ou sur les populations de gibier. Afin de les rassurer, Defenders of Wildlive travaille d’arrache-pied pour remplacer les mythes et idées reçues sur les loups par des faits. Ces actions contribuent à terme d’obtenir un soutien des communautés locales, d’atténuer les craintes et de renforcer la volonté politique pour la conservation du loup.

Dans l’ensemble, les loups s’attaquent très peu au bétail. La Defenders of Wildlife Foundation Trust Wolf indemnisation a tout de même été créé afin d’indemniser les éleveurs en cas d’attaques des canidés sur leur cheptel. Ceci permet de prévenir tout conflit entre l’homme et le loup.

Le Sitgreaves Apache National Forest, situé dans l’est de l’Arizona où rôdent les loups gris du Mexique, a proposé une nouvelle politique exigeant l’élimination correcte des carcasses de bétail – pour la première fois, les propriétaires de bétail seraient chargés de la responsabilité de prévention de conflits avec les loups.

L’examen officiel triennal (alias Paquet Rapport) du programme de la réintroduction du loup mexicain, écrit par un groupe de scientifiques indépendants, a informé de la nécessité des opérateurs du bétail sur les terres publiques à prendre une certaine responsabilité pour la gestion et l’élimination des carcasses pour réduire la probabilité que ces canidés s’habituent à l’alimentation des animaux vivant dans les fermes. La Société américaine de Mammalogie a également prié instamment de protéger les loups des conséquences sur la récupération de carcasses de bétail. Plusieurs cas ont vu le jour. Des loups, qui à l’origine avaient l’élan pour proie et ne tenaient pas compte des vaches, après avoir gouté aux carcasses de bétails morts ont appris a avoir les vaches pour proie et ignorer l’élan.

Image

HABITAT : Sierra Madre and adjoining tableland region of western Mexico, extending South U.S.A., north to southeastern Arizona (Fort Bowie), southwestern New Mexico (Hatch), and western Texas (Fort Davis), south to Valley of Mexico

CLASSIFICATION : Nelson and Goldman, 1929

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